Un cas sur trois d’Alzheimer serait évitable, selon une nouvelle recherche

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Les statistiques concernant la maladie d’Alzheimer sont déjà fort inquiétantes et le nombre de personnes aux prises avec ce trouble mental dégénératif continuera d’augmenter au cours des prochaines décennies…

Un cas sur trois d’Alzheimer serait évitable, selon une nouvelle recherche

Au Québec, environ 105 600 personnes âgées de plus de 65 ans sont atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie semblable. Ce nombre se gonflera de 81 900 personnes d’ici 2031, si rien ne change.

Dans le monde, les données montrent la même tendance : des 30 millions de personnes déjà affectées en 2010, on prévoit que plus de 106 millions de personnes seront aux prises avec la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Cela, bien sûr, devient un lourd fardeau pour le système de santé, l’économie et les gens qui prennent ces personnes à charge.

Il y a, toutefois, de bonnes nouvelles.

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Lancet Neurology, 30 % des nouveaux cas seraient évitables seulement en adoptant de meilleures habitudes de vie.

Au-delà de l’héritage génétique, la maladie d’Alzheimer est attribuable à des facteurs de risque qui peuvent être modifiés, affirment-ils.

Les trois facteurs de risque les plus importants sont le diabète, l’hypertension et l’obésité; suivis par le tabagisme et l’abus d’alcool.

Selon les chercheurs, c’est le manque d’éducation qui contribue principalement à être touché par ces facteurs de risque.

Ils estiment qu’en réduisant l’impact de l’un de ces facteurs par seulement 10 %, il serait possible de réduire la prévalence mondiale de la maladie d’Alzheimer par 8,5 % d’ici 2050, prévenant ainsi 9 millions de cas.

S’en prendre à l’inactivité physique, par exemple, va réduire les taux d’obésité, d’hypertension et de diabète, et prévenir que les gens développent une démence.

De saines habitudes à adopter le plus vite possible

Le moment idéal pour la prévention, c’est dès que l’on «apprend à marcher», affirme le plus sérieusement du monde Stephen Cunnane, titulaire d’une chaire de recherche sur le métabolisme cérébral et professeur à l’Université de Sherbrooke sur le vieillissement.

Il insiste sur le fait qu’adopter tôt le bon mode de vie augmente les chances d’éviter entièrement les facteurs de risque, plus tard : «Ce n’est pas la maladie d’Alzheimer que l’on devrait chercher à éviter, mais bien toutes les maladies chroniques. Au moment où la perte de mémoire se manifeste, il est déjà trop tard pour empêcher le développement de la démence.»

Le Dr Currane insiste sur l’importance de bien s’alimenter et de l’activité physique. Mais comme la génétique, les habitudes de vie sont l’héritage légué par les parents. C’est de là que joue l’importance de l’éducation : s’outiller des connaissances nécessaires afin de trouver la méthode idéale pour rester en santé jusqu’aux vieux jours.

«Les solutions sont simples, mais les mettre en pratique est difficile. La recette magique n’existe pas. Il faut avoir le souci de s’occuper de sa santé en apprenant à bien cuisiner des aliments sains à la maison et en intégrant l’activité physique à son quotidien. C’est comme cela que l’on évite des maladies comme le diabète, l’hypertension et l’obésité», souligne-t-il en entrevue à Yahoo.

Et en retour, prévenir les maladies chroniques augmente les chances de ne pas être atteint par une démence, tard dans la vie. On ne peut pas, affirme le professeur, se fier uniquement aux prescriptions des médecins pour sauvegarder sa mémoire.

«Je crois que nous avons atteint un cul-de-sac pharmaceutique pour ralentir la maladie d’Alzheimer, reconnaît-il. Je compare le cerveau à un moteur de voiture. S’il est très sale, y mettre un carburant à haut octane en espérant améliorer ses performances ne servira à rien.»

En d’autres mots, si le sang qui se rend au cerveau est de mauvaise qualité ou mal distribué (ce qui est le cas chez les gens souffrant de maladies chroniques, indique le Dr Cunnane), les médicaments contre la progression de la démence perdront une partie importante de leur effet bénéfique.

À la fin, l’expert en métabolisme cérébral souhaite voir une plus grande implication de l’État dans l’éducation à la santé et à la prévention des facteurs de risque mentionnés précédemment : «Nous avons signé des lois et mené une grande campagne de santé publique contre le tabagisme, alors, pourquoi ce n’est pas le cas avec la malbouffe et l’inactivité physique?»

Pour voir la vidéo « Dépister l’Alzheimer » : https://fr-ca.actualites.yahoo.com/video/d-pister-lalzheimer-010015629.html

Source : https://fr-ca.actualites.yahoo.com/blogues/sur-le-radar/cas-trois-d-alzheimer-serait-%C3%A9vitable-selon-nouvelle-170901426.html    Publié le 21/07/2014   / Medicalxpress

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