Témoignage : Chantal, 46 ans de diabète

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La Montcellienne Chantal Berger vit avec le diabète depuis l’âge de 10 ans. Cette diabétique a vu en l’espace de 46 ans les avancées, mais aussi les régressions en matière de soins.

Chantal Berger, diabétique, est aussi représentante locale de l’Association française des diabétiques.  Photo C. R.

Chantal Berger, diabétique, est aussi représentante locale de l’Association française des diabétiques. Photo C. R.

Des lecteurs de glycémie et des crayons d’insuline sont étalés sur la table de son salon. « Ça me fait un vrai sac de fille tous ces appareils », sourit Chantal Bergé. Cette Montcellienne de 56 ans à la gouaille avérée, rit autant qu’elle parle de son diabète. « Je me pique cinq fois par jour, comme je me brosse les dents. J’ai tout le temps vécu avec ça. Désormais, les seringues font partie de la famille. » C’est à l’âge de 10 ans que Chantal Bergé a été diagnostiquée diabétique, « juste après avoir été renversée par une voiture » dans une rue de Montceau.

« Éperonnée » par des seringues en fer

La Montcellienne découvre alors les premières injections d’insuline, faites il y a 40 ans avec des seringues en fer, stérilisées à chaque utilisation dans de l’eau bouillante. « Les premiers appareils étaient conçus avec ressort. L’aiguille venait se planter directement dans le ventre, la cuisse ou le bras. J’avais l’impression d’être éperonnée », sourit-elle. Aujourd’hui, elle utilise de petites lancettes au bout des doigts pour vérifier sa glycémie, et utilise de très fines aiguilles jetables pour s’injecter l’insuline. Témoin de ces avancées médicales dans le traitement quotidien du diabète, Chantal s’inquiète aujourd’hui du déremboursement progressif des médicaments.

Les médicaments à charge

« J’ai les moyens de me soigner, mais il me reste énormément de choses à charge », déclare cette infirmière en orthopédie à l’hôpital de Montceau. « Collyre », comprimé « protecteur vasculaire », pédicure sont à ses frais. « Tout le monde n’a pas les moyens de se soigner, cette paupérisation de la santé est catastrophique », insiste-t-elle.?

Porte-parole des diabétiques

Soucieuse du sort des autres malades, Chantal Berger a créé en 1986 le premier mouvement de diabétiques en Saône-et-Loire. Porte-parole des malades, elle participe à des congrès médicaux à Mexico, à Glasgow en 2011 ou encore à New-York. « J’étais avec d’éminents médecins lorsque les tours du Word Trade Center ont sauté. Nous étions bloqués sur le tarmac de l’aéroport à notre retour. Tout le monde a été fouillé : moi, Chantal lambda, comme les grands professeurs », relate-t-elle, malicieuse. « Le fait d’être diabétique m’a amené à faire beaucoup de choses. »

Elle rejoint l’Association française des diabétiques en 2012, lors de la dissolution de son association. Cette maladie rythme ses jours depuis 46 ans. Pourtant, elle refuse de se définir uniquement à travers cette maladie. « Nous ne sommes pas uniquement diabétiques. Je vis avec et non pour cette maladie. »

Source : http://www.lejsl.com/edition-montceau/2014/06/04/chantal-46-ans-de-diabete     Publié le 04/06/2014

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