A propos du diabète

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À propos du diabète

Le diabète est une maladie dans laquelle le corps ne produit pas d’insuline ou ne l’utilise pas correctement. L’insuline est une hormone qui transforme le sucre, les glucides et autres aliments en énergie nécessaire à la vie quotidienne.

Il existe deux principaux types de diabète : le diabète de type 1 et le diabète de type 2.

La cause exacte du diabète de type 1 est inconnue. Cependant des facteurs génétiques et environnementaux semblent jouer un rôle.  Le diabète de type 2 est lui souvent lié au mode de vie par exemple le surpoids et le manque d’exercice .

À propos du diabète de type 1

Le diabète de type 1 est souvent diagnostiqué chez les enfants et les adolescents. C’est pourquoi il était appelé autrefois « diabète juvénile ». Toutefois, le diabète de type 1 peut être diagnostiqué chez des personnes de tous âges. La cause est inconnue, bien qu’il semble qu’il y ait un fort lien familial que peuvent activer des facteurs environnementaux, tels que des virus. Le diabète de type 1 n’est pas lié au mode de vie ou à l’obésité.

Le diabète de type 1 représente environ 10% des cas de diabète en France.

Symptômes

Les symptômes du diabète de type 1 sont très nets. Il s’agit de la polydipsie (soif accrue), de la polyphagie (faim accrue) et de la polyurie (urine fréquente). Ils sont souvent associés à une perte de poids importante, un manque d’énergie et des sensations de nausées.

Causes

Dans le diabète de Type 1, le pancréas ne produit plus d’insuline. Or l’insuline est l’hormone qui permet aux cellules d’utiliser le glucose et donc d’avoir de l’énergie. C’est le résultat d’un processus auto-immun. Il n’existe actuellement pas de méthode connue pour prévenir le diabète de Type 1 et l’on ne sait pas pourquoi certaines personnes le contractent et d’autres pas. À la différence du diabète de Type 2, il n’y a pas de relation connue entre le diabète de Type 1 et le poids, le taux de cholestérol ou l’hypertension.

Facteurs de risque

Des antécédents familiaux de diabète de type 1 peuvent accroître le risque. Certaines infections virales peuvent également augmenter ce risque.

Diagnostic

Le diabète de type 1 est souvent diagnostiqué après une hospitalisation pour des symptômes causés par une concentration extrêmement élevée de glucose dans le sang (hyperglycémie) ou par une concentration de glucose extrêmement faible dans le sang (hypoglycémie). Les médecins effectuent une série d’examens pour rechercher une acidocétose, pathologie qui peut entraîner le coma et la mort. Des analyses de sang aideront à déterminer votre glycémie et à obtenir une indication de la quantité d’insuline encore produite.

À propos du diabète de type 2

Appelé autrefois diabète de l’âge mur, le diabète de type 2 peut toucher également les enfants et les adolescents.Il concerne environ 90% des personnes diabétiques en France.

Symptômes

Nombre des symptômes du diabète de type 2 peuvent sembler bénins de prime abord. En fait, vous pouvez être atteint du diabète de type 2 pendant des années sans le savoir. Les symptômes d’hyperglycémie peuvent être, notamment, une soif accrue et des mictions fréquentes, une faim extrême, de la fatigue et une vision floue.

D’autres problèmes peuvent résulter d’une hyperglycémie prolongée. Ce peut être des infections fréquentes lentes à guérir, des engourdissements ou des fourmillements dans vos mains ou vos pieds. Les hommes diabétiques de type 2 peuvent également avoir des troubles de l’érection. En détectant le diabète assez tôt, vous augmentez vos chances de rester en bonne santé et de prévenir les complications.

Causes

Les personnes diabétiques de type 2 ne produisent pas assez d’insuline ou bien les cellules de leur corps ne réagissent pas correctement à l’insuline produite (insulinorésistance). La raison n’est pas bien connue. Il semble qu’il y ait une relation entre le diabète de type 2 et l’obésité, un excès de cholestérol ou une hypertension. Toutefois, de nombreuses personnes qui ont ces pathologies n’ont pas de diabète. De même, certaines personnes qui développent un diabète de Type 2 peuvent avoir un poids normal, une tension normale et un taux de cholestérol normal.

Facteurs de risque

Un certain nombre de facteurs peuvent accroître le risque de développement d’un diabète de Type 2. Ce sont les antécédents familiaux, l’ethnicité, le poids, l’inactivité, l’âge, le prédiabète (pathologie dans laquelle votre concentration de glucose est supérieure à la normale) et le diabète gestationnel (diabète se développant pendant la grossesse).

Diagnostic

Les médecins utilisent des analyses du sang pour dépister le diabète. Généralement, votre médecin vous demandera d’éviter de manger avant la prise de sang. L’échantillon sera envoyé à un laboratoire où votre concentration de glucose sera mesurée. Certains médecins peuvent aussi effectuer cette analyse dans leur cabinet avec un lecteur de glycémie.

Options thérapeutiques pour le diabète de type 1

L’équilibre de votre taux de glucose est essentiel pourmener une vie saine et réduire le risque de complications du diabète.

Le but principal est de réguler le taux de glucose contenu dans votre sang. Ainsi, vous augmentez vos chances de vivre une vie saine et sans complications.

Insulinothérapie

Si vous avez un diabète de type 1,vous devrez vous injecter l’insuline que votre corps ne produit plus.

Si vous avez un diabète de type 2, vous aurez peut-être également besoin d’un apport en insuline si de l’exercice, une alimentation équilibrée et un traitement médicamenteux ne suffisent pas.

Il y a 2 manières principales pour l’administration d’insuline :les injections avec un stylo à insuline ou la pompe à insuline.

Stylo à insuline

Le stylo à insuline est constitué d’une cartouche d’insuline placée dans un stylo muni à son extrémité d’une aiguille à usage unique.
Ce système d’injections quotidiennes multiples, parfois appelé système basal/bolus, nécessite l’emploi de deux insulines :

  • insuline à action lente pour le basal : cette insuline est injectée une à deux fois par 24H et contribue au fonctionnement normal du corps en dehors des repas.
  • insuline à action rapide pour les bolus : cette insuline est injectée à chaque prise d’aliment ou de boisson sucrée pour couvrir l’apport de glucose.

Pompe à insuline

Une pompe à insuline est un petit appareil portatif qui délivre de l’insuline en continu. La pompe à insuline peut être portée de différentes façons, notamment à la ceinture ou dans une poche à l’intérieur d’un vêtement. La pompe délivre de l’insuline par un petit tube placé sous la peau.

Appareils de mesure du glucose en continu

Les appareils de mesure du glucose en continu sont de petits appareils portatifs qui mesurent le taux de glucose et fournissent, en continu*, des informations sur son évolution. Ces informations peuvent aider à améliorer la gestion du diabète et à réduire le risque de complication. Certaines pompes à insuline permettent également d’assurer la mesure du glucose en continu en plus de leur fonction habituelle d’administration d’insuline.

 

Le diabète au quotidien

Le traitement du diabète de type 1 implique un régime alimentaire équilibré, une activité physique régulière et des contrôles constants de l’équilibre glycémique. Cette maladie a des effets parfois importants sur le quotidien des personnes diabétiques et de leur entourage.

L’alimentation

Comme le diabète est une maladie liée aux aliments ingérés, on a tendance à croire que les diabétiques doivent suivre un régime spécial. Mais ce n’est pas la cas. Il n’existe pas de vrai “programme alimentaire pour diabétiques”. Aucun aliment spécifique n’est interdit et être diagnostiqué diabétique ne signifie pas qu’il faudra se contenter de nourriture fade et sans intérêt tout au long de sa vie. Au contraire, le meilleur régime à suivre est riche en fruits, en légumes et en céréales complètes, avec des produits d’origine animale et sucrés en petites quantités. Ce régime est celui que nous devrions tous suivre dans le cadre d’une alimentation équlibrée.

Cependant, il faut faire attention à certains aspects spécifiques. Stabiliser la glycémie implique un suivi et une planification attentive. Il faut en effet comprendre dans quelle mesure différents aliments ont une influence sur la glycémie. Les glucides sont les aliments qui ont l’effet le plus important sur la glycémie, ils requièrent donc une attention toute particulière.

Élaborez votre programme

Quelques mesures simples sont à prendre :

  1. Instruisez-vous. Vous devez connaître les groupes d’aliments pour savoir à quel groupe appartient l’aliment choisi. Vous devez également comprendre la composition des différents aliments, par exemple combien de grammes de glucides contiennent les pamplemousses, la valeur nutritionnelle d’un croissant par rapport à celle d’une tranche de pain complet, etc. Un diététicien ou un nutritionniste conventionné peut parfaitement vous aider au début. Des livres, des magazines et des documentations sont également disponibles au cabinet de votre médecin.
  2. Notez tous les aliments consommés ainsi que votre glycémie. C’est en effet la meilleure façon de comprendre les besoins de l’organisme.
  3. Standardisez votre programme alimentaire. La taille des portions est importante. Il s’agit donc d’un facteur supplémentaire à intégrer. Vous serez peut-être surpris de découvrir que votre “ portion ” habituelle de pâtes est trois ou quatre fois supérieure à une portion recommandée. Les repas doivent être composés d’aliments de tous les groupes, répartis sur toute la journée.
  4. Planifiez. Il vous sera plus simple de garder le contrôle de votre glycémie si vous prévoyez plusieurs repas à la fois ou au moins une journée complète à l’avance.
  5. Ne négligez pas les boissons. L’eau est aussi indispensable à un diabétique qu’à n’importe qui d’autre. Elle ne contient ni glucide ni calorie.Vous devez également prendre en compte les édulcorants et le lait ajoutés dans votre café et votre thé. Faîtes attention aux sodas, cocktails et autres boissons “ originales ”, qui sont susceptibles de contenir du sucre. Méfiez-vous aussi des sucres  “ cachés ”, par exemple dans les eaux aromatisées et les boissons de régime.
  6. L’alcool est autorisé, mais doit être consommé avec modération. Sachez que boire de l’alcool lorsque l’on a l’estomac vide peut dangereusement faire chuter la glycémie. Les symptômes de l’hypoglycémie (taux de sucre faible dans le sang) peuvent être confondus avec ceux de l’ivresse. Par conséquent, accompagnez toujours une boisson alcoolisée de quelque chose à manger.

Comment planifier et surveiller l’indice glycémique

L’indice glycémique (IG) est un outil permettant de classer les aliments qui contiennent des glucides en fonction de leur impact sur la glycémie. Les aliments du bas du classement provoquent en général une légère variation de la glycémie, contrairement aux aliments du haut du classement. Plus un aliment est raffiné, plus son IG est élevé. Plus il contient de fibres , plus son IG est faible. Ainsi, les aliments à teneur élevée en sucres simples tels que les gâteaux, les pains blancs, la pâtisserie à base de farine blanche, possèdent un IG élevé. La plupart des légumes sont à faible teneur en glucides et ne possèdent même pas d’IG.

Chaque personne peut réagir de manière très différente à un même aliment. Des facteurs tels que les autres aliments ingérés parallèlement ou la façon dont la nourriture est cuisinée sont également susceptibles de modifier l’impact de la nourriture.

Comptage des glucides

Les glucides ont un impact important sur la glycémie. Par conséquent, le comptage des grammes de glucides pour chaque repas et en-cas est un moyen simple de planifier vos repas et de réguler votre glycémie. En sachant quelle quantité de glucides est contenue dans chaque portion de produits laitiers, de céréales et de fruits et légumes, vous pouvez standardiser la quantité de glucides ingérée à chaque repas et sur une journée complète.

Portions
Une portion de différents types de céréales complètes, par exemple, contiendra la même quantité de glucides et fournira le même mélange de nutriments, vitamines et minéraux. Savoir ce qu’une portion contient peut également vous faciliter les substitutions et les comparaisons d’un repas à l’autre.

Groupes d’aliments spécifiques
La quantité et la diversité des aliments à consommer chaque jour varie d’une personne à l’autre en fonction de l’âge, du poids, des objectifs personnels et de la variation de la glycémie après absorption d’aliments spécifiques.

  • Matières grasses, huiles, produits sucrés

Les diabétiques sont exposés à un risque plus élevé de cardiopathie et de congestion cérébrale. Ce risque est accentué en cas de régime à forte teneur lipidique. Éliminez donc les graisses saturées de votre alimentation et remplacez-les par de petites quantités d’huiles et de graisses poly et monoinsaturées. Ne vous laissez pas attirer par l’absence de glucides dans ces aliments. Cela ne signifie pas que vous pouvez en manger autant que vous le voulez. Les produits sucrés ne sont pas interdits aux diabétiques, mais comme ils sont en général très raffinés et riches en glucides, ils doivent être intégrés prudemment dans le programme alimentaire global. Si vous mangez un beignet, vous devrez modifier les quantités des autres glucides ingérés et peut-être votre dose d’insuline et les horaires d’injections.

  • Viandes, poissons et œufs

Les protéines animales ne contiennent pas de glucides et sont des sources importantes de nutriments. Néanmoins, la quantité requise est assez faible. Les viandes contiennent également davantage de graisses et de cholestérol . Les sources végétales de protéines contiennent des glucides qui doivent également être prises en compte.

  • Produits laitiers

Les aliments à base de produits laitiers sont à teneur élevée en glucides et doivent être intégrés au régime avec précautions. Ils peuvent aussi être à teneur élevée en graisses. Par conséquent, il est préférable de choisir des produits à faible teneur en graisses. Du lait, du fromage ou des yaourts à teneur plus élevée en graisses peuvent rentrer dans l’alimentation mais alors en petites portions.

  • Fruits et légumes

La plupart des légumes sont à faible teneur en glucides, à teneur élevée en fibres et leur valeur nutritionnelle est élevée. Ils doivent par conséquent représenter une part importante dans le programme alimentaire d’un diabétique. Les fruits contiennent du fructose (sucre du fruit) et ont donc un impact sur la glycémie. Cependant, leur valeur nutritionnelle est forte, de sorte qu’ils constituent un élément important d’un régime équilibré. Mais ils doivent être traités comme tout autre glucide.

  • Céréales 

Les aliments du groupe des céréales constitueront la majeure partie d’un régime sain, y compris de celui d’un diabétique. Ils contiennent les taux les plus élevés de glucides et ont par conséquent l’impact le plus prononcé sur la glycémie. Néanmoins, les céréales complètes et les féculents (tels que les pommes de terre ou les haricots) équilibrent cet impact car ils sont riches en fibres, en vitamines et en minéraux et sont pauvres en graisses et en cholestérol. Espacez leur ingestion tout au long de la journée et choisissez les produits les moins raffinés pour une nutrition maximum.

Manger à l’école

Le diabète de type 1 est en général diagnostiqué au cours de l’enfance. Le temps scolaire, qui représente la majeure partie de la journée de l’enfant, est une source d’inquiétude pour les parents. Voici quelques conseils :

  • Chaque année, de préférence avant le début de l’année scolaire, rencontrez toutes les personnes qui interviendront dans l’éducation de votre enfant : enseignants, personnel d’éducation physique, infirmière scolaire et personnel de cantine.
  • Fournissez des kits alimentaires, des médicaments ainsi qu’un programme de suivi du glucose.
  • Informez-vous sur les menus de la cantine et décidez s’il est préférable de les intégrer au programme alimentaire de votre enfant ou de fournir des paniers-repas maison uniquement.

Activités physiques

Les activités physiques sont un élément important dans la gestion du diabète car elles favorisent la circulation et sont bénéfiques aux fonctions cardiovasculaire et respiratoire, mais elles doivent être pratiquées avec précaution. Quiconque faisant de l’exercice ressent un regain d’énergie et parvient plus facilement à contrôler son poids.

Il s’agit cependant de faire attention. Si la glycémie n’est pas dans la plage d’objectifs fixés par l’équipe médicale, le diabétique peut se faire plus de mal que de bien en pratiquant des activités physiques.

Dans quelle mesure les activités physiques pourraient-elles être néfastes ? C’est simple. Comme l’insuline , l’exercice permet de diminuer la glycémie car les muscles utilisent leglucose comme source d’énergie. Avoir un taux de glucose inférieur à 100 mg/dl et donc risquer l’hypoglycémie peut être dangereux. Une glycémie de 250 mg/dl ou supérieure ou la présence de cétones dans les urines peut en effet aussi présenter un risque.

Cela ne veut pas dire que les personnes atteintes de diabète de type 1 ne peuvent pas pratiquer d’activités physiques. Cela signifie simplement que des soins et une planification plus attentifs doivent être mis en œuvre pour garantir qu’aucune complication ne sera provoquée par ces exercices physiques. Si le diabétique contrôle bien sa glycémie en permanence, il n’y a aucune raison de restreindre ses activités. Le sport au quotidien ainsi que des activités physiques rigoureuses peuvent favoriser la circulation et sont recommandés. Cependant, même avec un bon contrôle glycémique, une surveillance constante doit être mise en place pour garantir que les taux de glucose ne subissent pas de creux ni de pic.

Par exemple, si une personne atteinte de diabète de type 1 contrôle sa glycémie et enregistre une glycémie à jeun proche de 100 mg/dl ou moins, elle doit ingérer des glucides supplémentaires avant de faire du sport pour augmenter sa glycémie et compenser celle qui sera brûlée pendant l’activité physique. Cela permettra d’éviter une hypoglycémie. Après des exercices physiques intenses, la glycémie doit être vérifiée à nouveau. Le contrôle est beaucoup plus simple si la personne porte un appareil de mesure du glucose en continu car elle pourra visualiser l’évolution de son taux de glucose et anticiper les situations d’hyper/hypoglyécmie.

Si la glycémie est supérieure à 250 mg/dl, il est préférable d’éviter toute activité physique jusqu’à ce que le taux de glucose ait diminué.

Conseils aux diabétiques actifs : 

  • Apprenez à connaître votre corps en surveillant systématiquement votre glycémie.
  • Assurez-vous de planifier vos activités en tenant compte de vos prises d’insuline et de l’heure de vos repas. Faire de l’exercice après une période de jeûne trop longue peut poser problème et engendrer une hypoglycémie, voire pire, un coma diabétique.
  • Prévoyez des aliments riches en glucides à manger pendant et après des exercices intensifs.
  • Si vous commencez un programme d’entraînement après une période d’inactivité, consultez votre médecin pour vous assurer que l’activité choisie ne pose pas problème compte tenu de votre glycémie actuelle.
  • Après votre séance de sport, vous devrez peut-être attendre un peu avant de prendre de l’insuline pour éviter une chute soudaine du taux de glucose.
  • Prenez soin de vos pieds en les examinant avant et après avoir fait du sport. Utilisez des chaussures de sport adaptées et des chaussettes moelleuses pour éviter les abrasions. En cas de durillon ou de coupure, soignez la plaie immédiatement.
  • Ne faites jamais d’exercice seul et faites-vous accompagner d’une personne qui est au courant de votre maladie. Si vous pratiquez un sport collectif, par exemple, assurez-vous que les membres de l’équipe ou les entraîneurs savent que vous êtes diabétique et savent reconnaître les signes annonciateurs d’un problème.
  • Buvez beaucoup pendant que vous vous entraînez. Non seulement vous devez vous hydrater, mais vous allez également brûler beaucoup de glucose si vous pratiquez une activité intense et vous devrez compenser cette perte à l’aide d’une boisson riche en glucides, pas avec de l’eau ni une boisson de régime.
  • Prenez l’habitude de placer des cachets de glucose ou des bonbons dans votre sac de sport pour les avoir sous la main en cas de besoin.
  • Soyez attentif aux signes qui vous indiquent que vous devez vous arrêter. Si vous avez la tête qui tourne, si vous vous sentez nauséeux, faible, si vous ressentez une douleur dans la poitrine ou sous les aisselles, arrêtez votre activité. Attendez 15 minutes pour voir si vous vous sentez mieux. Si ce n’est pas le cas, appelez votre médecin.
  • Gardez à l’esprit que les effets de la pratique d’une activité ne se font pas ressentir immédiatement . L’hypoglycémie est plus susceptible de survenir 4 à 6 heures après une activité physique qu’immédiatement après. Voilà pourquoi la surveillance de la glycémie est aussi importante. Ne laissez pas la peur d’aller trop loin vous priver d’exercice.

Les activités physiques sont un excellent moyen de garder votre corps en forme et votre diabète sous contrôle tant que vous vous surveillez avec soin.

Diabète et vie quotidienne

Une fois qu’un patient diabétique maîtrise sa maladie et s’habitue à la routine du régime alimentaire et de la prise de son traitement, il doit procéder à des adaptations de son style de vie.

Soins quotidiens

Toutes les recommandations habituelles pour un style de vie sain – exercices physiques réguliers, bon sommeil, pas de tabac, consommation d’alcool avec modération, etc. – s’appliquent encore plus aux diabétiques.

Adolescence

Compte tenu des variations hormonales et des pressions sociales considérables auxquelles sont confrontés les adolescents, il n’est pas surprenant que ces facteurs aient également un impact sur les diabétiques. Les habitudes peuvent soudainement être perturbées et la réponse duglucose face à certains événements peut changer de manière radicale. La vigilance est très importante, en particulier parce que les pressions sociales peuvent inciter un adolescent diabétique à se rebeller contre le fait d’être différent ou de nécessiter une attention particulière.

Autres considérations médicales

Un simple rhume ou une intervention chirurgicale même bénigne a des répercutions sur l’équilibre glycémique.

La maladie est plus facile à gérer si vous êtes prévoyant. Sachez quels médicaments vous pouvez prendre sans risque pour soigner différentes maladies bénignes telles que le rhume. Prenez des dispositions au travail ou à l’école pour que les personnes qui vous côtoient sachent quoi faire si vous tombez malade. Surveillez votre taux de glucose consciencieusement car une simple maladie peut entraîner son augmentation, tout comme certains médicaments. La réaction de chacun est différente. Ne partez pas du principe que votre glucose augmentera car parfois il diminue et vous devez agir en conséquence.

Les interventions chirurgicales sont également différentes pour les diabétiques. Avant, pendant et après l’intervention, la surveillance du taux de glucose et le traitement à l’insuline sont essentiels. Établissez un planification avec votre chirurgien, en consultation avec votre médecin habituel.

Sexualité

Une vie sexuelle normale est parfaitement possible pour les hommes et les femmes diabétiques. Cependant, certains problèmes sont courants et les incidences rapportées sont légèrement plus élevées pour eux que pour la population non diabétique. Les problèmes vasculaires et nerveux peuvent provoquer un dysfonctionnement érectile et il existe un lien apparent avec l’infertilité masculine. Les femmes diabétiques déclarent parfois souffrir d’une libido faible ou d’une lubrification insuffisante. Pour les deux sexes, le poids que fait peser la maladie sur la vie quotidienne – et qui génère une certaine fatigue, du stress, etc. – peut réduire le désir et la satisfaction.

Cependant, rien n’est inévitable et peu de choses sont irréversibles. Si vous êtes confronté à un de ces problèmes, parlez-en avec votre médecin.

Grossesse

Heureusement, on ne décourage plus les femmes diabétiques d’avoir des enfants. Avec des soins et une gestion adaptés, une grossesse et un accouchement normaux sont possibles. Le secret pour y parvenir est un bon contrôle glycémique avant, pendant et après la grossesse. Votre médecin peut vous aider à modifier votre programme alimentaire, la surveillance de votre glucose et vos traitements à l’insuline pour les adapter aux changements impliqués par la grossesse.

Une fois le bébé mis au monde, tous les principaux changements auxquels sont confrontés les jeunes parents – l’allaitement, le sommeil perturbé, les variations hormonales, l’incapacité à maintenir un planning fixe – sont accentués chez les diabétiques. Que vous soyez le père ou la mère, être vigilant quant à la surveillance et au traitement de votre diabète est plus important que jamais. Il ne s’agit plus uniquement de votre santé car un petit être dépend de vous maintenant !

Conduite

Une des premières étapes importantes de la vie est l’obtention du permis de conduire.

L’hypoglycémie (taux de sucre faible dans le sang) peut affecter la conduite, mais ne devrait pas empêcher le diabétique d’avoir son permis s’il maîtrise son diabète. Un certificat médical peut être sollicité, mais le principal facteur déterminant pour l’obtention du permis est identique pour n’importe quel adolescent : la capacité à réussir l’examen !

Les conducteurs doivent mesurer leur glycémie avant de prendre le volant, en particulier avant un long trajet et prévoir une réserve d’en-cas et de comprimés de glucose dans le véhicule. Si vous ressentez les symptômes caractéristiques d’une hypoglycémie, arrêtez-vous immédiatement.

Voyages

La gestion du diabète est tout ce qu’il y a de plus simple quand vous avez vos habitudes et lorsque vous avez accès à vos fournisseurs et à vos réserves habituels. Les diabétiques peuvent voyager avec quelques préparatifs.

Voici certains éléments à garder à l’esprit :

  • Le changement de fuseau horaire allongera ou raccourcira votre journée et affectera votre alimentation et votre administration d’insuline.
  • Emportez plus d’insuline, de fournitures médicales et d’analyse, de médicaments et d’en-cas que nécessaires d’après vos estimations. Prévoyez les éventuels retards et contretemps de façon à ne pas être pris de court.
  • Demandez à votre médecin un courrier indiquant vos besoins spécifiques en soins ainsi qu’une ordonnance d’insuline ou de tout autre médicament utile en cas d’urgence.
  • Informez-vous sur les effets d’un voyage en avion sur l’insuline. La pression à l’intérieur de la cabine, par exemple, peut affecter le tirage de l’aiguille et donc le dosage.
  • Portez des chaussures confortables, prévoyez du temps dans votre itinéraire pour prendre soin de vous et de votre diabète et profitez de votre voyage !

L’école

Le premier défi auquel sont confrontés les parents d’un enfant atteint de diabète de type 1 est le respect des soins médicaux continus requis pendant les heures de classe.

En effet il faut que les enfants diabétiques puissent :

  • Vérifier leur glycémie
  • Se resucrer en cas d’hypoglycémies
  • S’injecter leur l’insuline autant que nécessaire
  • Participer pleinement à toutes les activités

C’est aux parents de s’assurer que l’entourage scolaire (infirmières, enseignants et les autres membres du personnel) sont sensibilisés aux besoins de leur enfant et y répondent.

Le second défi consiste à aider son enfant à s’intégrer. Souvent, les autres enfants n’ont jamais été confrontés au diabète et ne comprennent pas de quoi il s’agit. Comme ils s’aperçoivent que votre enfant n’est pas traité « comme les autres », cela peut lui attirer des moqueries. Discutez avec votre enfant de la façon d’expliquer sa maladie à ses camarades de classe. Peut-être serez-vous autorisé à venir parler du diabète devant sa classe.

Les parents des amis de votre enfant auront également besoin d’explications pour savoir comment gérer la maladie de votre enfant lors d’une fête d’anniversaire ou d’une soirée pyjama.

Le sport

L’esprit d’équipe, la camaraderie et les activités physiques sont des éléments essentiels pour une vie épanouie. Le diabète ne doit rien changer mais il réclame des efforts supplémentaires.

Il est important de surveiller les effets de l’activité physique sur la glycémie et de répondre à ses variations avec de l’insuline ou un resucrage. L’entraîneur doit être sensibilisé et vigilant quant aux besoins de la personne diabétique. Il peut également être bénéfique d’informer ses coéquipiers sur le diabète et sur les conduites à tenir en cas de besoins.

Au travail

Lorsqu’une personne atteinte de diabète de type 1 entre dans le monde du travail, elle gère sa maladie depuis longtemps et en connaît les contraintes. Cependant chaque personne est différente. C’est à vous de choisir si vous souhaitez dire à vos collègues que vous être diabétique.

Voici quelques points clés :

  • Le poste est-il assez flexible pour que vous puissiez surveiller votre glycémie, manger des en-cas, prendre de l’insuline ?
  • Effectuez-vous des activités qui pourraient être dangereuses en cas d’hypoglycémie ?

Groupes de soutien

À n’importe quelle étape de la vie, connaître des personnes qui ont traversé les mêmes expériences que vous ou que vous allez endurer peut vous aider à passer le cap. N’hésitez pas à contacter des associations de diabétiques.

Complications liées au diabète

Un diabète mal équilibré entraîne de nombreuses complications à moyen et long terme. En effet, les hyperglycémies (taux de sucre dans le sang trop élevé) abîment les tissus et les organes.

Voici les principales complications d’un diabète mal équilibré :

  • Maladie du cœur
  • Accident vasculaire cérébral (AVC)
  • Détérioration des nerfs
  • Rétinopathie (maladie des yeux provoquant la cécité)
  • Néphropathie et insuffisance rénale
  • Gastroparésie
  • Mauvaise circulation sanguine
  • Cicatrisation très longue

Avoir un bon équilibre glycémique permet d’éviter ces complications et/ou d’atténuer leur gravité. 

Le diabète de type 1 est souvent diagnostiqué pendant l’enfance. Or, il est difficile de faire comprendre à un enfant à quel point le contrôle de la glycémie est important pour sa santé future. De même, à l’adolescence, les jeunes diabétiques ont parfois tendance à vouloir oublier leur maladie. Par nature, l’adolescence est une période de découverte et de rébellion. Un adolescent fatigué de surveiller quotidiennement sa glycémie peut alors commencer à relâcher ses efforts afin d’avoir l’impression d’être comme les autres. Il est donc essentiel que les parents et les médecins expliquent clairement aux diabétiques de type 1 dès le plus jeune âge la gravité et les risques de complications associés à leur maladie de sorte qu’ils prennent en main leurs soins.

Les personnes atteintes de diabète de type 1 ont deux fois plus de risques qu’un non-diabétique de développer une maladie du cœur ou de souffrir d’un accident vasculaire cérébral car la glycémie augmente la quantité de dépôts adipeux à l’intérieur des vaisseaux sanguins. Or, plus les dépôts adipeux s’accumulent, plus le risque de souffrir d’une obstruction des artères est important. Fumer et consommer de l’alcool en étant diabétique augmente également les risques de détérioration des nerfs. L’ampleur de la détérioration des nerfs des diabétiques dépend des taux de glucose élevés constatés, des facteurs auto-immuns à l’origine d’une inflammation et de l’ancienneté de la maladie.

En ce qui concerne les yeux, une glycémie trop élevée sur une période prolongée ainsi qu’une pression sanguine élevée peuvent endommager la rétine , la pupille et le nerf optique. De minuscules vaisseaux sanguins se trouvent à l’intérieur de l’œil. La glycémie dépose des tissus adipeux dans ces vaisseaux sanguins, ce qui les fait gonfler et les affaiblit. Les diabétiques doivent donc se soumettre à un examen complet de l’œil tous les ans.

La néphropathie (insuffisance rénale) est assez commune chez les personnes atteintes de diabète de type 1. En effet, les reins débarrassent l’organisme de ses déchets. Lors d’unehyperglycémie , le corps essaye d’évacuer le surplus de sucre et donc ce sont les reins qui sont facilement touchés.

Lorsque la nourriture passe de l’estomac au petit intestin trop lentement, une personne atteinte de diabète de type 1 développe ce que l’on appelle une gastroparésie. Cela se produit en général à cause d’une détérioration des nerfs de l’estomac, qui l’empêche de fonctionner correctement.

Les bactéries se nourrissent de glucose. Par conséquent, le diabétique dont le taux de glucose est supérieur à la normale doit accorder une attention particulière à ses coupures et ses plaies pour s’assurer qu’elles guérissent bien et ne s’infectent pas. Les extrémités sont soumises à un risque élevé d’infection car les diabétiques ont un terrain favorable à la mauvaise circulation, ce qui ne favorise pas la guérison des coupures et abrasions.

En résumé, avoir un diabète bien équilibré est primordial car il permet d’éviter des complications lourdes qui surviennent après quelques années.

Sources : www.medtronic.fr/votre-sante/diabete/index.htm – www.parlonsdiabete.com/

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6 comments on “A propos du diabète

    • Merci Aila de votre gentil commentaire. Je suis vraiment là pour aider les personnes à obtenir le maximum d’infos sur le diabète.

  1. Un site d’informations fort intéressant. Les infos nombreuses et variées vous sont délivrées de façon digeste, sans langage médical trop difficile à comprendre. Je suis diabétique insulino dépendant depuis 25 ans et infirmier et dois vous remercier pour ce travail.
    Mon diabète ( Mody ) me permet de vivre normalement en faisant attention à ce que je mange et boit comme tout à chacun
    Merci Olivier

    • Merci Olivier pour votre commentaire qui me motive à vous apporter encore plus d’informations de qualité.
      Il est vrai que je sélectionne les articles afin de ne pas en publier trop compliqués et trop techniques.
      Le but est qu’ils puissent être intéressants et accessibles à tout le monde.
      Merci aussi pour votre conseil qui pourra certainement aider des personnes qui ont des difficultés à gérer leur diabète.
      Cyril

  2. Salut à tous, permettez-moi de dire quelques conseils aux malades diabetiques, prendre soins de soi meme c’est de vivre comme tous les non duabetiques malgrés ma glycémie non équilibré mes médecins mon conseiller de ne plus faire le caréme du mois de Ramadan

  3. Merci pour ce blog.

    Le médecin viens de diagnostiquer un type 1 à notre fils.

    Ce blog va nous aider à approfondir et gérer au mieux au quotidien

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