Quand notre smartphone s’occupe de notre santé

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Sport, sommeil, posture, diabète… Les applications santé fleurissent dans la Silicon Valley. De la recherche du bien-être quotidien au suivi médical, Apple et Google ne sont pas les seuls à miser sur le sujet.

Les applications de suivi d’activités sportives, comme Runtastic ou Runkeeper qui enregistrent des performances physiques et permettent de les analyser, font désormais face à pléthore de concurrents. Et l’arrivée sur le marché des « wearables », Apple Watch ou autres Pebble, offre autant de possibilités de nouvelles applications.

Nombre de fonctionnalités semblent tendre vers le gadget. Mais les professionnels assurent que les applications dites « de santé » permettent de comprendre et d’améliorer la qualité de vie. « Avoir une bonne posture aide à avoir confiance en soi et à renvoyer une bonne image de soi », soutient par exemple Tansy Brook, responsable marketing à Lumo Body Tech.

« LA SANTÉ DEVIENT POPULAIRE »

Arrivée sur le marché avec un modèle de ceinture visant à lutter contre les douleurs dorsales, la startup basée à Palo Alto s’adresse aujourd’hui à un public plus large. Son application de « coaching de posture » vibre lorsque l’utilisateur se tient mal. « La santé devient populaire. Les gens veulent manger sain, avoir une bonne hygiène de vie », explique Tansy Brook. Elle considère que cette industrie n’en est qu’à ses débuts.

Même son de cloche chez Stéphane Marceau, cofondateur de la marque de « vêtements intelligents » OMSignal. « Dans dix ans, on s’attendra à ce que les vêtements soient connectés », explique ce Canadien désormais à la tête d’une équipe de 50 personnes, allant du développeur au styliste en passant par l’ingénieur biomédical. « Ces vêtements destinés à être utilisés quotidiennement auront inévitablement des fonctions paramédicales. Mais en second lieu et à travers des produits avant tout désirables. » OMSignal propose des t-shirts biométriques capables de suivre l’activité cardiaque, respiratoire ainsi qu’une application de coaching analysant les données relevées.

APPLICATIONS POUR DIABÉTIQUES

Aux Etats-Unis, où la moindre consultation médicale peut coûter plusieurs centaines de dollars et une hospitalisation des dizaines de milliers, la demande en matière de « santé digitale » est pourtant particulièrement forte. Les applications visant directement les malades et les professionnels de santé se multiplient. Cela va de l’aide au diagnostic aux visites à domiciles – à l’image de Medicast sorte de Uber médical -, en passant par le suivi à distance de patients – comme iRhythm qui enregistre l’activité cardiaque.

Glooko, qui permet aux médecins d’effectuer un suivi connecté de personnes souffrant de diabète, a par exemple levé 16,5 millions de dollars au mois de mars. La startup, incubée dans la baie de San Francisco, propose une plateforme simplifiant la récolte et l’analyse de données fournies par les patients. MySugr, un de ses concurrents basé en Autriche et qui s’adresse en revanche directement aux diabétiques, a de son côté annoncé avoir réuni 4,8 millions une semaine auparavant. Un marché dynamique et innovant en somme, probablement en passe de bouleverser le quotidien de millions de malades (le diabète touche 285 millions de personnes dans le monde, selon la Fédération française des diabétiques). Mais qui pose inévitablement la question de la protection de la vie privée.

DONNÉES PERSONNELLES

Sur ce point, les entreprises du secteur assurent avoir conscience de l’importance des données qu’elles recueillent. « Avec votre signal biologique, les experts peuvent déduire votre style de vie, votre état de santé, vos émotions, votre propension du moment à acheter ou non », énumère Stéphane Marceau, dont la startup est basée à Montréal. Il assure mener une politique proactive en la matière.

Dans la Silicon Valley, on reste plus élusif. Tansy Brook reconnaît par exemple que l’équilibre entre les bienfaits de l’innovation et ses contreparties est délicat à trouver. Mais elle préfère mettre l’accent sur le potentiel de ces développements technologiques. « Nous ne sommes qu’au début d’une transition qui se fera dans de bonnes conditions, car les gens sont conscients de ces problématiques et un grand nombre de professionnels travaillent sur le sujet. » Tous affirment œuvrer au développement d’algorithmes pour protéger les données personnelles récoltées et les rendre systématiquement anonymes. Les utilisateurs, quant à eux, acceptent souvent de fait des conditions générales assez généreuses.

Source : http://www.cafetech.co/2015/06/18/quand-notre-smartphone-soccupe-de-notre-sante_1499  Publié le 18/06/2015

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