Profiter de son enfance avec le diabète

Pensez à laisser un commentaire, une surprise vous attend !

Le diabète se soigne plus facilement qu’avant mais se vit toujours aussi mal. Surtout chez les jeunes qui n’en parlent pas forcément autour d’eux.

« Ça m’énerve de me faire piquer tous les jours! » . C’est le ras-lebol de Clara, 7 ans, diabétique de type 1. La découverte du diabète chez les jeunes, les prive d’une partie de leur enfance. Avec les traitements actuels, ils peuvent vivre comme ceux de leur âge. Tout le monde est au courant du diabète de Clara : son école et ses camarades de classes. Elle mène une vie normale comme toutes les fillettes de son âge. À la différence, son quotidien est rythmé par les piqûres d’insuline. Un rituel qu’elle a du mal à accepter. « Pour l’instant, c’est ma mère qui me fait les piqûres car je n’ai pas envie de calculer mon insuline, c’est compliqué » .

Malgré son jeune âge, Clara comprend l’importance de ces injections. « Avant la maladie c’était génial, mais maintenant c’est difficile » . Pour les parents de la fillette, l’annonce de la pathologie de leur enfant a été un véritable coup de massue.
Aucun cas de diabète n’a été répertorié dans leurs familles respectives. « Elle avait seulement 22 mois. Il y a eu une période pendant laquelle j’étais dans le déni » .
 
Mener une vie normale
 
Passé ce cap, il a fallu adopter un nouveau mode de vie, d’alimentation et de contrôle.
« Il y a des jours, surtout au début ou ce n’était pas facile. Pendant 8 mois, elle s’est braquée et ne voulait manger que des pâtes et des saucisses. Mais elle essaie d’avoir une vie normale de s’amuser comme tous les enfants de son âge » , explique sa mère.
 
Didier (1) a 18 ans. Il découvre qu’il est diabétique à l’âge de 12 ans. Une nouvelle assommante, mêlée d’incompréhension et de colère. « Je me suis demandé : pourquoi moi! Une fois à l’hôpital, j’ai vu que je n’étais pas le seul concerné » .
Didier devient très vite autonome. Il calcule son insuline et fait lui-même ses injections.
 
Il sait aussi comment réagir quand il est en hypoglycémie. Ses parents ne sont jamais loin au cas où. Son établissement scolaire est aussi au courant de sa maladie mais cela s’arrête là. Quelques amis très proches sont dans la confidence mais en ce qui concerne les autres c’est silence radio. Il aspire à avoir une adolescence normale, sans pour autant attirer l’attention sur lui à cause de sa maladie. Il reste très discret sur le sujet qui est encore pour beaucoup de malade tabou. Mais avec amis il préfère parler football, jeux vidéos ou encore parler des filles.
 
(1) Les prénoms ont été changés
 
Le diabète chez les jeunes : ce qu’il faut savoir
 
Quand les plus jeunes découvrent la pathologie ils ne sont pas livrés à eux-mêmes. Le Docteur M’Bou, pédiatre praticien hospitalier en endocrinologie et diabète de l’enfant, éclaire sur le sujet.
 
1- Il n’y a pas d’âge pour devenir diabétique
Enfants, adolescents et même nourrissons, le diabète peut surgir à n’importe quel âge.
Plusieurs cas sont suivis à la Maison de la mère et de l’enfant (MFME) ils sont actuellement une centaine de patients âgés de moins de 18 ans suivis au CHUM. Parmi eux, des bébés de moins de 30 mois.
 
2- Diabète type 1 ou de type 2
Il existe deux sortes de diabète, les jeunes sont atteints par les deux. Le plus répandu reste tout de même celui de type 1. C’est quand le corps humain ne fabrique plus, ou très peu d’insuline. Les équipes médicales constatent une augmentation des diabètes de types 2 chez les moins de 18 ans.
Le diabète de type 2, c’est quand le corps ne réagit pas à l’insuline qu’il produit.
 
3- Des symptômes repérables
Les parents sont en première ligne pour percevoir les indices qui indiquent la possible existence d’un diabète. Quel que soit l’âge, les symptômes du diabète sont les mêmes. Il est plus facile de déceler le diabète de type 1 car les symptômes sont multiples et cumulatifs. L’enfant aura soif tout le temps, il urinera beaucoup, même parfois des fuites nocturnes. À cela s’ajoute une perte de poids significative. Pour le diabète de type 2 seul une prise de poids sur la durée peut être un signe visible. En cas de doute n’hésitez pas à vous rapprocher du pédiatre.
 
4- Une prise en charge réelle
Dès la découverte de la pathologie, l’enfant est pris en charge par un service spécialisé à la MFME. Une hospitalisation de deux semaines minimum est nécessaire. Le service se compose d’une infirmière, d’une diététicienne et d’un psychologue.
 
L’infirmière accueille les enfants, c’est elle ou un médecin qui montrera au malade comment s’injecter la dose d’insuline. Pour les nourrissons, ce sont les parents qui devront s’en charger. La diététicienne prodigue des conseils sur l’alimentation et le psychologue accompagne l’enfant et ses parents pour faire face à cette pathologie.
 
Le docteur M’BOU est catégorique sur un point : l’enfant ne sortira que s’il est autonome, c’est primordial.
 
Journée mondiale du diabète
 
L’Association martiniquaise des diabétiques (AMD) propose ce samedi 15 novembre sur la place André-Aliker au Lamentin, une lecture glycémique, une mesure de l’IMC et de la tension. De 8 heures à 11 heures un stand d’informations vous attend.
 
Le chiffre – 22%
 
C’est le pourcentage en Martinique de diabète de type 2 décelé parmi les nouveaux cas. Les années précédentes ce chiffre ne dépassait pas les 4%. Les médecins souhaitent mettre l’accent sur cette soudaine augmentation et veulent en connaître la cause.
 
Repères
 
Sophia aide les diabétiques
À l’occasion de la Journée mondiale du diabète, la Caisse générale de Sécurité sociale (CGSS) lance une vaste campagne de sensibilisation, notamment sur son dispositif d’accompagnement Sophia.
 
Un diabétique doit être vigilant quant à son hygiène de vie : alimentation, activités physiques, examens préventifs (prise de sang, fond d’oeil, santé du pied, etc). C’est là que Sophia, sorte de relais au message du médecin traitant, entre en jeu.
Son principe : encourager les diabétiques les plus gravement atteints à disposer d’un accompagnement personnalisé.
 
Les patients sont régulièrement appelés par téléphone par des infirmiers-conseillers, recrutés et formés localement par l’assurance-maladie. Ces professionnels les questionnent et les conseillent sur la prise en charge de la maladie. Ils font également un gros travail d’écoute. Le patient reçoit également régulièrement de nombreuses revues et documentations sur sa maladie. Depuis plusieurs mois, le système d’adhésion a été simplifié avec la possibilité de faire sa demande directement sur le site www.amelie.fr.
L’accompagnement personnalisé gratuit peut ensuite commencer.
Pour en savoir plus : 0.810.020.004. (prix d’un appel local depuis un poste fixe)ousur internet : ameli-sophia.fr
 

Recherche populaire :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cochez cette cases pour choisir votre article

Ce blog est dofollow ! Boosté par WP-Avalanche