Malgré son diabète, elle a réalisé son rêve en gravissant le Mont-Blanc

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La Journée romande du diabète se tient ce samedi. Une jeune diabétique nous raconte son ascension du Toit de l’Europe.

Myriam, 18?ans, a 10?ans quand on lui découvre un diabète. Pour elle, le gérer, c’est «comme se brosser les dents».

Myriam, 18 ans, a 10 ans quand on lui découvre un diabète. Pour elle, le gérer, c’est «comme se brosser les dents».
Image: STEVE IUNCKER-GOMEZ

«Le diabète n’a jamais été un obstacle à mon rêve, gravir le Mont-Blanc, mais je devais le prendre en compte», raconte Myriam Zimmermann. Diabétique depuis huit ans, cette collégienne de 18?ans a réalisé son rêve dans le cadre de son travail de maturité, qu’elle a rendu mardi dernier. A quelques jours de la Journée romande du diabète. Le rendez-vous est pris pour le 9 septembre. Départ depuis l’Aiguilles-du-Midi, à 4?heures du matin, et arrivée sept heures plus tard. «J’ai eu beaucoup de difficulté les premières heures. J’avais un mal de tête à cause de l’altitude, j’ai donc pris de l’aspirine qui m’a alors mis en hyperglycémie. J’étais aussi déshydratée», se souvient Myriam, qui mesure son indice glycémique toutes les vingt minutes. Grâce à une télécommande, elle gère sa pompe à insuline à distance, et consomme thé, fruits secs et snacks sucrés. Son guide, l’alpiniste français Christophe Profit, la motive et, un pas après l’autre, un mont après l’autre, le sommet est finalement atteint.

«Escalader le Mont-Blanc pour mon travail de maturité m’a permis de concrétiser mon rêve. Au début je n’y croyais pas. Puis un de mes professeurs m’a poussée et les choses se sont enchaînées», raconte enthousiaste la jeune fille, qui a vu la montagne pour la première fois à l’âge de 5?ans, et ne l’a plus jamais quittée des yeux.

Une fois la problématique de son travail rendue le 13 octobre 2013, tout s’enchaîne. Myriam constitue un dossier pour trouver des sponsors. Elle récolte près de 5700?francs, qui lui permettent de financer son équipement, très technique, et un guide de montagne. La jeune fille se renseigne auprès du docteur Marc Nicolino, diabétologue à l’Hôpital de Lyon, qui la rassure concernant sa pompe à insuline, celle-ci n’étant plus garantie à 3000?m d’altitude. Le professeur l’aide aussi à organiser son entraînement en vue de l’ascension. Ce dernier lui conseille huit heures de sport par semaine. Myriam s’y astreint, pratiquant notamment la course et la natation. L’été venu, la jeune fille fait de la randonnée, accompagnée de son père, puis se lance dans la haute montagne. Elle atteint les 4000?mètres.

Myriam contacte ensuite Christophe Profit, qui accepte d’être son guide pour le Toit de l’Europe. Ils graviront ensemble les 4500?mètres du Mont-Rose, en guise d’entraînement, et pour apprendre à se connaître.

Et l’après-Mont-Blanc? «C’est une vraie leçon de vie, lance la collégienne. C’est un peu bête de dire ça mais je me sens adulte. Ça change du collège, qui n’enseigne que de la théorie.» Quid de sa maladie? «Avant je gérais mon diabète de manière un peu aléatoire, mais là je n’avais pas droit à l’erreur. Je suis désormais plus consciencieuse. J’ai, par exemple, changé ma manière de manger au petit-déjeuner.»

L’aventure se poursuit pour l’alpiniste en herbe, qui rêve d’un trek dans les Andes. Elle a en effet donné une conférence à l’Hôpital des enfants la semaine dernière: «C’est incroyable de voir que mon expérience a un impact sur d’autres personnes, que ça les a touchées. J’ai envie que l’on change notre vision sur les diabétiques, il faut arrêter de penser que les malades sont faibles!»

Source : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/diabete-realise-reve-gravissant-montblanc/story/16987654  Publié le 15/11/2014

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