Lancement de la campagne annuelle « Diabète et ramadhan » : Le jeûne déconseillé aux diabétiques à risque

Pensez à laisser un commentaire, une surprise vous attend !

«Le malade doit consulter son médecin traitant un mois ou deux avant le Ramadhan», a déclaré, hier à Alger, le professeur Zakia Arbouche, présidente de la Société algérienne de diabétologie, en marge d’une journée organisée à l’occasion du lancement de la campagne annuelle «Diabète et Ramadhan».  
Le Pr Arbouche a expliqué que «chaque patient est un cas, et chaque patient ne ressemble pas à un autre, c’est au médecin de décider si le malade peut ou ne peut pas jeûner. Il y a des critères, il ya des personnes très âgées, qui ont des pathologies compliquées, qui ont une hypertension non stabilisée, des femmes enceintes, qui ont un problème cardiaque, toutes ces personnes ne peuvent pas jeûner».

Selon elle, ces personnes risquent de faire une hypoglycémie, une hyperglycémie ou même une acidocétose dans la journée ; elles peuvent se déshydrater et faire des thromboses. «Il faut que le patient consulte son médecin, est c’est avec lui qu’il décidera s’il peut jeûner ou non. Les religieux peuvent aider les médecins à convaincre les malades, car la religion est clémente», a estimé le Pr Arbouche.           

Le professeur Ouaddahi, du service de médecine interne à l’hôpital de Bab El-Oued, a souligné, lui, que «la problématique est de savoir comment encadrer le jeûne chez le diabétique qui émet le vœu de jeûner et ne pas se mettre en danger. Cet encadrement consiste à éviter certaines complications». Et d’ajouter : «Le malade diabétique qui jeûne se met à la fois en danger en raison de chute ou d’augmentation de la glycémie, et un risque de la déshydratation. Le médecin ne peut pas forcer un malade à ne pas jeûner, mais son rôle est de lui expliquer les risques et de le convaincre.»        

De son côté, l’expert religieux au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, M. Mrabtine, a expliqué que «le diabétique doit consulter son médecin traitant, et son avis est très important. Quand un médecin estime qu’un malade ne peut pas jeûner, il faut que ce dernier respecte sa décision, car le jeûne pour ce patient est interdit par la religion». Et d’ajouter : «L’être humain considère que la santé est sa propriété, ce qui est injuste, au contraire la santé revient à Dieu lui seul. Dans ce sens, on conseille les malades dont le jeûne pourra nuire à leur santé de ne pas jeûner et recourir à la  compensation, c’est-à-dire de nourrir un pauvre, comme cela est indiqué dans le Coran.»    

En outre, M. Mrabtine a indiqué que «le ministère des Affaires religieuses organisera, pour le mois béni, plusieurs campagnes de sensibilisation, notamment en ce qui concerne le don de sang  et zakat El-Fitr. Il s’agit également de sensibiliser les donateurs dans le cadre du couffin de Ramadhan et de la prise en charge du diabète».

Le président de l’Association des diabétiques de la wilaya d’Alger : « L’amidon dans le lait nuit à la santé du citoyen »

Le président de l’Association des diabétiques de la wilaya d’Alger, Fayçal Ouhadda, a  appelé, hier à Alger, à revoir la décision qui a été prise le 1er juin par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, et le ministère du Commerce qui consiste à ajouter de l’amidon dans la matière première du lait, pour des raisons économiques. «Cette décision va nuire à la santé des malades, et même celle des citoyens en général», a-t-il expliqué, avant d’ajouter : «Avant de prendre une décision pareille, il fallait consulter le ministère de la Santé et les médecins qui sont les premiers concernés par cette décision.» M. Ouhadda  a indiqué que «45% des malades sont sous insuline, et 17% ne sont pas équilibrés, ce qui causera d’autres effets secondaires».

Source : http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/60511     Publié le 29/05/2014

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cochez cette cases pour choisir votre article

Ce blog est dofollow ! Boosté par WP-Avalanche