Diabète non insulino-dépendant, diabète de type 2 ou DNID

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Le diabète de type 2 ou non insulino-dépendant est une augmentation anormale du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie), non due à un défaut de secrétion d’insuline, d’où son nom de DNID (Diabète Non Insulino-Dépendant).
Ce diabète s’oppose au diabète insulino-dépendant (DID) qui est lié à un manque de fabrication d’insuline par le pancréas .

Les idées reçues sur le diabète
Le diabète sucré est un défaut de fonctionnement du pancréas ou de l’hormone fabriquée par le pancréas et qu’on appelle l’insuline. Ca, c’est la définition médicale.
Mais dans le langage courant, on dit que le diabétique est quelqu’un qui fait du sucre ou qui n’a pas droit au sucre . C’est vrai…et c’est faux.

On dit aussi que c’est quelqu’un qui est trop gras parce que c’est un diabète gras, ou quelqu’un qui est trop maigre parce que c’est un diabète maigre. L’une et l’autre sont des idées fausses.

Le diabétique doit se faire des piqûres tous les jours. C’est vrai si c’est un diabète insulino-dépendant qui impose en effet de se faire tous les jours des piqûres d’insuline, mais c’est faux s’il s’agit d’un diabète non insulino-dépendant qui ne nécessite qu’un régime et des comprimés.

Le diabétique risque de tomber dans le coma. C’est vrai, mais la question est de savoir quoi faire dans ce cas : lui donner du sucre ou non ? La réponse n’est pas simple, car cela dépend selon qu’on est diabétique de type 1 ou de type 2.

Mécanisme de la maladie

C’est une forme de diabète qui survient chez les personnes de plus de 40 ans en général et présentant un surpoids ou en ayant présenté un.

Pendant les 30 ou 40 premières années de sa vie, la sécrétion d’insuline a été normale, voire importante. Ensuite est survenue une insensibilité de ses cellules à l’insuline. L’hyperglycémie permanente qu’entraîne cette insensibilité à l’insuline freine la fabrication de celle-ci par le pancréas , ce qui finit par aboutir parfois à un diabète insulino-dépendant.

La cause première est une « insulinorésistance », c’est à dire une résistance que certaines cellules de l’organisme opposent à l’insuline. L’un des rôles de l’insuline étant de prélever le glucose dans le sang pour le faire pénétrer dans les cellules de l’organisme, on comprend que celui-ci reste à l’extérieur de la cellule.

Chez le sujet normal
Toutes les cellules du corps fonctionnent avec du glucose. Celui-ci est fourni d’abord par l’alimentation, et ensuite par le foie (en dehors des repas et durant la nuit). Il est acheminé par le sang vers les cellules qui en ont besoin. Pour pénétrer dans celles-ci, le glucose a besoin de l’aide d’une hormone fabriquée par le pancréas : c’est l’insuline. Celle-ci prélève le glucose circulant dans le sang (ce qui fait donc baisser la glycémie) et le fait pénétrer dans les cellules qui pourront l’utiliser comme carburant. C’est le fonctionnement normal

Chez la personne diabétique
Dans le diabète de type 2, les cellules deviennent peu à peu résistantes à l’action de l’insuline qui ne peut plus jouer son rôle habituel. Cela a 3 conséquences : d’abord le glucose n’étant pas prélevé par l’insuline reste dans le sang, ce qui provoque une hyperglycémie. Ensuite, ce glucose en excès dans le sang est éliminé dans les urines : c’est la glycosurie. Enfin, la cellule va manquer de glucose pour fonctionner et va devoir en fabriquer autrement. Chacun de ces phénomènes aura sur l’ensemble de l’organisme, des conséquences à bas bruit qui mettront entre 9 et 12 ans pour se manifester : c’est le prédiabète.

Conséquences

Première conséquence : le glucose reste dans le sang et créé des lésions
Le glucose perturbe la circulation du sang dans certains organes (rétine et reins) et provoque une « microangiopathie ».

  • La rétine est atteinte progressivement (rétinopathie ) : d’abord par un oédème responsable d’une vision floue, puis hémorragies (voile rouge devant les yeux). La répétition de ces accidents peut être responsable d’une baisse importante de la vision.
  • Au niveau des reins, l’atteinte des petits vaisseaux provoque une glomérulopathie (atteinte des petites unités de filtration du rein) qui va perturber fortement la nature des urines émises. Le risque est l’installation d’une hypertension artérielle , d’un syndrome néphrotique et à terme d’une insuffisance rénale.
  • Le glucose perturbe la circulation dans les grosses artères (cerveau, coeur, jambes et provoque une « macroangiopathie ». Le coeur se fatigue (c’est l’insuffisance cardiaque ,) et le sang circule moins bien dans les coronaires qui peuvent alors se boucher (c’est l’infarctus du myocarde ).
  • Au niveau des artères du cerveau, le même phénomène peut provoquer un accident vasculaire cérébral.
  • Quant aux artères des jambes, elles sont soumises au risque d’artérite des membres inférieurs , avec son accident majeur qui est la gangrène des pieds laquelle peut nécessiter une amputation des orteils, voire du pied.
  • Les nerfs sont atteints eux aussi (neuropathie ) par cet excès de glucose. Les conséquences sont diverses : diminution de perception de la douleur, paralysies qui sont sources de traumatismes par chutes ou chocs, en particulier au niveau des pieds.
  • Les pieds (mal perforant plantaire ) sont vulnérables à cause de l’artérite, des blessures dues à la perte de sensibilité, et des infections qui sont fréquentes chez le diabétique.
  • Des problèmes d’impuissance , sont également la conséquence de cette atteinte des petits vaisseaux.

Deuxième conséquence : le glucose en excès dans le sang va passer dans les urines

  • C’est ce qu’on appelle la glycosurie . Les urines ne renferment jamais de sucre à l’état normal.
  • Chez le diabétique les urines deviennent sucrées, ce qui favorise le développement de microbes, responsables d’infections urinaires , les unes bénignes comme les cystites , les autres plus sérieuses comme les pyélonéphrites .
  • Les reins, déjà fragilisés par la microangiopathie, peuvent subir des atteintes irréversibles menant vers l’insuffisance rénale.

Troisième conséquence : manque de glucose dans les cellules

  • Les cellules manquant de glucose (à cause de l’incapacité de l’insuline à leur en fournir) vont en fabriquer autrement, à partir des graisses de l’organisme.
  • Cette fabrication de glucose se fait au prix de la production de déchets (les corps cétoniques, et parmi eux, l’acétone et d’une acidification du sang. C’est l’acido-cétose. Le risque majeur, peu fréquent malgré tout chez le diabétique non insulino-dépendant, est le coma acidocétosique .

Les signes révélateurs

Le diabète de type 2 peut se révéler discrètement ou bruyamment, selon le degré d’évolution de la maladie, le terrain de chacun et les circonstances.
Les signes discrets

  • Pour diluer ce glucose en excès dans le sang, un réflexe de soif se met en place, ce qui a pour effet une envie fréquente de boire (jour et nuit) et par conséquent une augmentation importante du volume des urines pouvant obliger la personne se lever la nuit pour uriner.
  • La surcharge en sucre du sang et des urines va favoriser les infections (furoncles , infections urinaires , mycoses des plis au niveau des organes génitaux)
  • Une fatigue s’installe puisque les cellules (musculaires en particulier) manquent de glucose.

Les signes aigus : les comas
Il s’agit plus de malaises importants avec diminution de la vigilance que de véritables comas brutaux. Les signes dépendent du mécanisme en cause :

  • La glycémie très élevée en permanence provoque une soif intense, une perte de poids rapide (1Kg/jour), et une fatigue importante. On parle de coma hyperosmolaire.
  • L’acido-cétose entraîne une perte d’appétit, avec lourdeur d’estomac, nausées, vomissement, essoufflement et apathie. Ces signes annoncent un coma acido-cétosique (rare dans le cas du diabète de type 2).
  • Le sang devient très acide, à cause de l’insuffisance rénale dû à la glomérulopathie. Elle est précédée par des douleurs abdominales violentes, des crampes, une fatigue extrême, un essoufflement et une angoisse. On parle d’acidose lactique.

Le diagnostic

La définition communément retenue (2006) est la suivante :

  • Doit être considéré comme diabétique, toute personne qui à 2 reprises a présenté une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26 g/l. Toutefois ce seul critère n’est pas suffisant pour mettre en route un traitement par médicaments. Le dosage de l’hémoglobine glyquée et l’hyperglycémie provoquée ne sont pas utiles pour poser le diagnostic.
  • Pour une glycémie à jeun comprise entre 1,10 et 1,26 g/l, la personne est dite « porteuse d’une anomalie de la glycémie à jeun ». On appelle également cela « syndrome dysmétabolique ».
  • La glycémie doit être effectuée véritablement à jeun, le matin, après 10 à 12 heures sans manger, par un laboratoire d’analyse médicale, sur du sang veineux par prise de sang. Cela exclut donc les glycémies effectuées par piqûre au bout du doigt et mesuré par des bandelettes, qui reste alors un examen de dépistage seulement.

La glycémie doit être interprétée en fonction de l’âge et en l’absence de grossesse en cours. A titre indicatif :
Vous avez                    Glycémie à jeun              Glycémie après le repas de midi
20-30 ans                        <1,00 g/l                                    <1,30-1,40 g/l
30-40 ans                        <1,00 g/l                                    <1,30-1,40 g/l
40-50 ans                        <1,10 g/l                                    <1,40-1,50 g/l
50-65 ans                        <1,10 g/l                                        1,50-1,60 g/l
Plus de 65 ans                <1,26 g/l                                        1,70-1,80 g/l

Les facteurs de risque de diabète

Les facteurs de risque sont des caractéristiques de la personne qui doivent l’amener à se faire dépister.

  • L’existence d’un diabète chez les parents.
  • Le surpoids (Indice de masse corporelle supérieure à 27)
  • La sédentarité
  • Un diabète apparu durant la grossesse
  • Le fait pour une femme d’avoir eu un enfant de fort poids de naissance (supérieur à 4 Kg)
  • Une tension supérieure à 14/9, considérée chez le diabétique comme une hypertension artérielle
  • Un traitement par certains médicaments : diurétiques thiazidiques ou bêta-bloquants.
  • Une hypertriglycéridémie (supérieure à 2 g/l).

Deux de ces signes chez une personne de plus de 40 ans impose un dépistage. Il est à noter également que le diabète est en lui-même un facteur de risque cardiovasculaire.

Le bilan

Le médecin va rechercher d’une part les facteurs de risque cardiovasculaires et autres, et d’autre part vérifier l’atteinte éventuelle des organes « cibles », c’est à dire des organes susceptibles d’avoir été atteints par un diabète latent passé inaperçu pendant des années.

Recherche des facteurs de risque cardiovasculaires

  • L’âge (supérieur à 50 ans chez l’homme et supérieur à 60 ans chez la femme)
  • Les antécédents familiaux d’accident vasculaire : infarctus du myocarde ou mort subite avant 55 ans chez le père ou chez un oncle ; infarctus du myocarde ou mort subite avant 65 ans chez la mère ou chez une tante.
  • Antécédents d’accident vasculaire cérébral dans la famille avant 45 ans.
  • Tabagisme (actuel ou arrêté depuis moins de 3 ans)
  • Hypertension artérielle
  • HDL-cholestérol inférieur ou égal à 0,4 g/l quel que soit le sexe.
  • LDL-cholestérol supérieur à 1,6 g/l quel que soit le sexe
  • Microalbuminurie supérieure à 30 mg/24 heures.

Autres facteurs de risque

  • Obésité : un périmètre abdominal supérieur à 102 cm chez l’homme et 88 cm chez la femme. Autre critère : un indice de masse corporelle supérieur à 30.
  • La sédentarité , c’est à dire moins de 30 mn d’exercice 3 fois par semaine)
  • La consommation excessive d’alcool, soit plus de 3 verres de vin par jour chez l’homme et plus de 2 verres par jour chez la femme.

Le médecin par ailleurs prend en compte l’activité professionnelle, les problèmes psychologiques éventuels, une alimentation désordonnée ou déséquilibrée, les problèmes familiaux ou personnels qui peuvent influer sur le stress et la qualité de vie de la personne.
L’atteinte des organes cibles
Le médecin recherche tout type de complication ou d’atteinte touchant les reins, le coeur, les yeux, la peau, les nerfs ou le système nerveux.
Ce bilan peut nécessiter plusieurs consultations chez le médecin, voire des consultations chez des spécialistes.

Les particularités du diabète non insulino-dépendant (DNID)

Plusieurs facteurs
En dehors de quelques formes familiales héréditaires de diabète, le DNID est dû à la conjonction de plusieurs éléments :

  • une susceptibilité de la personne au diabète, liée à des gènes qui s’expriment avec le vieillissement
  • une alimentation trop riche en sucres rapides (sucre, pâtisseries…) et trop riches en en graisses saturées
  • La sédentarité

Le prédiabète

  • Ce diabète est précédé par une période de 10 ou 20 ans (on appelle cela le prédiabète) au cours de laquelle la fabrication d’insuline par le pancréas est très augmentée. Cette fabrication d’insuline est déclenchée par la quantité de glucose circulant dans le sang. Au cours du prédiabète, la cellule va être trop réactive, c’est à dire qu’elle va déclencher une secrétion d’insuline très importante pour des taux de glucoses somme toute assez faibles.
  • Tout se passe alors comme si la cellule pancréatique, initialement très sensible au glucose au cours du prédiabète, devenait peu à peu résistante, et devienne incapable de fabriquer de l’insuline. Pour donner une image, on pourrait dire que ces 20 années à fabriquer de l’insuline un peu à tort et à travers avaient « fatigué » la cellule pancréatique.
  • Au bout de ces 20 ans de prédiabète, l’organisme ne pourra plus fournir suffisamment d’insuline, le glucose s’accumule dans le sang : c’est le diabète non insulino-dépendant.

Source : http://www.docteurclic.com

 

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Un commentaire pour “Diabète non insulino-dépendant, diabète de type 2 ou DNID

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