Diabète : greffe des îlots, un espoir de guérison

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Plus rare et très contraignante pour le patient, la maladie chronique peut dans certains cas se soigner par une greffe des îlots du pancréas.

dessin guerir

« Certains patients ont des diabètes très instables. Même en suivant le traitement à la lettre, ils ont de grandes fluctuations de leur taux de glycémie avec d’importantes hypoglycémies.

Pour ces diabétiques de type 1, une transplantation peut se discuter » , explique le Dr Christophe Petite. Il existe deux solutions. La première consiste en une greffe du pancréas. Elle est souvent réalisée en même temps qu’une greffe du rein lorsque cet organe est touché. Ces transplantations sont assez délicates à réaliser et peuvent entraîner des complications. « La deuxième solution – plus simple à réaliser – consiste à greffer des îlots de Langerhans » , continue le Dr Petite.

Cette thématique fera d’ailleurs l’objet de deux conférences lors de la journée annuelle d’information de l’Association valaisanne du diabète, le 22 novembre à Sion. Journée où des spécialistes renommés du diabète interviendront.

Greffe des îlots, un espoir

Concrètement, les îlots sont de petits amas de cellules logés dans le pancréas. Ils sécrètent l’insuline, l’hormone essentielle pour réguler le taux de sucre dans le sang.

Chez les diabétiques de type 1, ces cellules sont détruites par une réaction immunitaire. « Actuellement, on ne sait pas quelles sont les causes de cette réaction destructive. » Pour mémoire, le diabète de type 1 touche principalement des jeunes de moins de 20 ans. Il est plus rare et différent du diabète de type 2 lequel débute plutôt vers l’âge de 40 ans. Il est souvent lié à un excès pondéral, à une sédentarité et à une prédisposition familiale.

Pour les diabétiques de type 1, la transplantation des îlots est donc souvent synonyme de qualité de vie meilleure. « Une femme qui vit à Genève a pu vivre treize ans sans insuline. C’est un record mondial quand même exceptionnel car en général, environ 80% des gens greffés n’ont plus besoin de prendre d’insuline un an après la greffe.

Ensuite, ça diminue. Environ 50% des personnes ne prennent toujours pas d’insuline trois ans après. Dans tous les cas, la transplantation en vaut la peine puisque la qualité de vie du patient est meilleure après une greffe » , note le docteur.

Notons encore que toute greffe nécessite la prise à vie d’un traitement antirejet avec ses inconvénients. Et qui dit greffe d’organe dit don d’organe. En Suisse, seulement 20 à 30 personnes par an peuvent bénéficier d’une greffe du pancréas ou des îlots. « Il y a un manque cruel de donneurs d’organe pour satisfaire les nombreux candidats diabétiques de type 1 à une greffe des îlots » , avoue le Dr Petite.

« Les îlots prélevés sur des porcs pourraient être une solution. Des études sont menées actuellement en ce sens. Les porcs, élevés dans un milieu stérile et protégé , sont génétiquement modifiés pour que leurs organes soient plus compatibles avec les humains. Avec leurs îlots, on pourrait soigner davantage de patients » , continue-t-il.

Les tests sur des souris se sont avérés concluants. Une première phase d’essais avec quelques patients devrait probablement être lancée prochainement aux HUG. Le monde médical fonde de grands espoirs sur cette solution. D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, les patients diabétiques recevaient de l’insuline porcine pour se soigner. Et aujourd’hui, certains tissus du porc sont également utilisés pour remplacer des valves cardiaques, par exemple.

Force mentale

Pour autant, tous les malades ne peuvent pas être transplantés. Les autres diabétiques doivent continuer à vivre avec la maladie. « Ils doivent trouver la force mentale pour tenir leur traitement sur le long terme.

La personne diabétique doit avoir une hygiène de vie irréprochable » , confie Alexandra Quarroz, coordinatrice de l’Association valaisanne du diabète. « Des gens renient leur diabète et ne se soignent pas ou mal. Et cela peut occasionner de sérieux problèmes de santé. Je pense notamment aux adolescents qui ne veulent plus entendre parler de leur maladie. » Elle conclut en insistant sur l’importance d’avoir un entourage qui soutient et accompagne la personne diabétique.

Source : http://www.fondation-centaure.org/diabete-greffe-des-ilots-un-espoir-de-guerison/   Publkié le 21/11/2014

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