Diabète : éviter les médicaments de la classe des gliptines, conseille Prescrire

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Mieux vaut éviter les médicaments antidiabétiques de la classe des gliptines (inhibiteurs de l’enzyme DPP-4), réitère la revue Prescrire dans son numéro de mai 2015 dans un article intitulé « Diabète : encore une gliptine, à écarter comme les autres« .

Cette gliptine est l’alogliptine (Vipidia, et en association avec la metformine: Vipdomet). Elle n’apporte pas de progrès par rapport aux autres gliptines, estime la revue. Elle n’a pas d’efficacité démontrée sur les complications cliniques du diabète, notamment cardiovasculaires, et des effets indésirables graves ou mal cernés.

L’objectif premier du traitement du diabète est de prévenir ses diverses complications, rappelle la revue. Or, chez les personnes atteintes de diabète de type 2, en dehors de la metformine (Glucophage ou autre), aucun hypoglycémiant n’a d’efficacité démontrée sur les complications cardiovasculaires.

L’effet des gliptines sur l’hyperglycémie est mineur. Elles n’ont pas d’effet sur le poids et exposent peu aux hypoglycémies. Mais elles exposent à des infections et à des réactions graves d’hypersensibilité. Un risque accru de pancréatites aiguës et de cancers du pancréas n’est pas exclu.

L’alogliptine est la 5e gliptine autorisée dans l’Union européenne en association avec d’autres hypoglycémiants.

Elle a fait l’objet d’un essai chez des milliers de patients, qui n’a pas montré de réduction de risque cardiovasculaire ; et qui n’exclut pas une faible augmentation de ce risque, en particulier à long terme. Avec une autre gliptine, un essai a montré un surcroît d’hospitalisations pour insuffisance cardiaque, sans démonstration de réduction du risque cardiovasculaire.

En l’absence d’efficacité clinique démontrée et en raison d’un effet hypoglycémiant modeste, les effets indésirables de l’alogliptine pèsent lourd dans la balance bénéfices-risques. (…) Quand le contrôle glycémique est difficile à obtenir, mieux vaut choisir une stratégie thérapeutique éprouvée, sans gliptine, conclut Prescrire.

Les gliptines agissent en augmentant les taux sanguins des hormones gastro-intestinales incrétines qui stimulent la sécrétion d’insuline par le pancréas après un repas (lorsque la glycémie est élevée) et diminuent la production de glucose par le foie.

Les 4 autres gliptines sont :

  • la saxagliptine (Onglyza);
  • la sitagliptine (Januvia, Xelevia);
  • la vildagliptine (Galvus, an association avec la metformine: Eucréas);
  • la sitagliptine + metformine (Janumet et Velmetia).

Sources : http://www.psychomedia.qc.ca/diabete/2015-04-29/traitement-  Publié le 29/04/2015 / Prescrire.

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