Diabète et compléments alimentaires : état des lieux

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En France, un peu plus de 26% des femmes et 12% des hommes consomment des compléments alimentaires au moins une fois par année, selon l’enquête INCA-2 (2005-2007).[1] Si l’on se fie à la croissance rapide du marché (+6,14% en 2014), cette consommation pourrait être en augmentation.[2]

Qu’ils soient à base de plantes ou de nutriments, les compléments sont souvent considérés par les patients comme « naturels » et donc sans danger. Pourtant, chez le diabétique, les risques d’hypoglycémie, d’interactions médicamenteuses et de risque à long terme sont réels. Si en France aucun complément alimentaire ne peut revendiquer la prévention ou le traitement des maladies,[3] les étiquettes peuvent en revanche comporter des « allégations » qui suggèrent l’existence d’un lien entre un de leurs composants et la santé.

Quels sont les suppléments nutritionnels les plus couramment utilisés pour traiter ou prévenir le
diabète? Que disent les études publiées en 2014 sur ce sujet?

Huang lian, plante médicinale chinoise

Très riche en berbérine, le rhizome de savoyane (Rhizoma coptidis, appelé également huang lian) est utilisé de façon traditionnelle en phytothérapie chinoise pour soigner les symptômes du diabète.[4]

Dans un essai contrôlé randomisé publié en 2014 dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, une formule à base d’herbes chinoises comprenant la plante huang lian, réduisait de façon significative le risque de diabète d’un tiers chez des sujets intolérants au glucose.

Ce bénéfice, observé après 1 an de traitement versus placebo, n’était associé à aucun effet indésirable ou de différence en terme d’innocuité.[5]

Le poids corporel et l’IMC des patients demeuraient inchangés. Selon les auteurs, ce traitement « naturel » avait des résultats comparables à ceux de la metformine en terme de réduction de la progression du diabète.

Cependant, aucune comparaison directe avec le traitement conventionnel n’a été effectué dans l’étude et aucune information sur le degré de diminution du glucose n’était fournie.[6]

De plus amples études sont donc nécessaires pour confirmer l’effet à long terme de cette phytothérapie.

La cannelle

Image : Dreamstime
La cannelle est également utilisée de façon traditionnelle en médecine chinoise pour traiter des symptômes diabétiques comme la polydipsie et la polyurie. Elle aurait un effet insulino-mimétique[7] et son mécanisme d’action serait proche de celui des statines.[8]

Ses effets thérapeutiques ont fait l’objet de multiples recherches[9] mais la plupart des études portaient sur des extraits, des types et des doses de cannelle très différents, et aboutissaient à des conclusions contradictoires. Le manque de preuves cliniques ne permet donc pas de recommander son utilisation.

Alors que répondre aux patients qui souhaitent consommer des suppléments de cannelle pour traiter leur diabète?

Un article publié récemment dans l’American Journal of Lifestyle Medicine[10] résume des données cliniques publiées au cours des 10 dernières années et conclut que :

• Seule la cannelle de type Cinnamomum cassia ou cannelier de Chine (et non pas la cannelle de type Cinnamomum verum ou dite de Ceylan) aurait des effets cliniquement démontrés. Le bénéfice médicinal serait obtenu lorsque que la cannelle est consommée sous forme de capsule plutôt que d’épice.

• Le profil de sécurité est relativement bon. Cependant, la cannelle de Chine est riche en coumarine, un composé potentiellement toxique pour le foie lorsque consommé quotidiennement à doses élevées. La plus grande prudence est donc recommandée chez les patients traités par warfarine ou à risque de développer une maladie hépatique.

• Malgré des résultats mitigés, il existe un nombre important d’études favorables suggérant que la cannelle pourrait être une option thérapeutique chez les diabétiques de type 2 non contrôlés. Cependant, les essais contrôlés randomisés avec de plus grands effectifs sont nécessaires pour évaluer pleinement son efficacité.[10]

Enfin, une autre méta-analyse portant sur 10 études suggère que, conjointement à un traitement conventionnel, la dose quotidienne de 1-6 g de cannelle de Chine pourrait constituer une option thérapeutique hypoglycémiante.[11]

Le picolinate de chrome

Images : (de droite à gauche) iStock; Dreamstime; Dreamstime
Le chrome est un minéral présent dans certains aliments comme le jaune d’œuf, les grains entiers ou le brocoli. Il joue un rôle important dans le métabolisme du glucose, la carence en chrome pouvant être associée à une insulinorésistance et un diabète réversible.[12]

Un essai de petite taille avait montré qu’une dose journalière de 1 mg de picolinate de chrome améliorait la sensibilité au glucose chez les diabétiques.[13]

Cependant, d’autres études avaient conclu que ce supplément ne diminuait ni la résistance à l’insuline, ni l’altération du métabolisme glucidique.[14,15] Au mieux, les changements observés dans le métabolisme du glucose pourraient être dus en partie au phénotype du patient.[2] C’est pourquoi il n’est généralement pas recommandé de proposer ce type de thérapie dans une stratégie de prévention du diabète.

Mais en 2014, une revue systématique et méta-analyse de 25 essais contrôlés randomisés concluait qu’il y a désormais assez de preuves pour suggérer que la monosupplémentation en chrome aurait des effets bénéfiques sur le contrôle glycémique des patients diabétiques.[16]

Elle pourrait également améliorer les taux de triglycérides et de cholestérol HDL sans augmenter les effets secondaires. L’analyse précise toutefois que les données sur la supplémentation combinée sont limitées, et que les avantages et la sécurité à long terme devraient faire l’objet de plus amples investigations.

Le ginseng

Les deux variétés de ginseng les plus utilisées, et aussi les plus étudiées, sont le ginseng asiatique (Panax ginseng) et le ginseng américain (Panax quinquefolius). Les propriétés thérapeutiques attribuées à cette célèbre racine sont nombreuses et incluent un effet hypoglycémiant.[17]

En 2014, quatre essais contrôlés, randomisés et menés en double-aveugle rapportaient certains effets bénéfiques du ginseng. Le premier essai montrait que l’administration aiguë de ginseng chez les patients DT2 réduisait « l’indice d’augmentation », qui est une mesure de substitution de la rigidité artérielle et donc un facteur prédictif d’événements cardiovasculaires. Cependant, aucun effet bénéfique sur les autres paramètres vasculaire, postprandial ou glycémique n’a été observé.[18]

Les autres essais se concentraient sur la supplémentation orale. L’un montrait qu’une consommation journalière de ginseng rouge fermenté pendant 4 semaines diminuait la glycémie postprandiale chez les individus DT2 ou qui avaient une altération de la glycémie à jeun. En revanche, le glucose à jeun, l’insuline et les profils lipidiques restaient similaires.[19]

Dans l’autre essai, la prise quotidienne de 5 g de ginseng rouge pendant 12 semaines diminuait les taux sériques et sanguins totaux de glucose, et tendait à réduire l’insuline sérique et les concentrations de peptide-C chez les personnes avec une altération de la glycémie à jeun, une mauvaise tolérance au glucose ou un DT2 nouvellement diagnostiqué.[20]

Le quatrième essai portait sur la sécurité. Il évaluait la supplémentation pendant 12 semaines de 3 g de ginseng américain chez 74 patients DT2 bien contrôlés. Les mesures de sécurité relatives au rein, au foie et aux fonctions hémostatiques étaient comparables à celles du placebo.[21]

Enfin, dans une revue systématique et méta-analyse de 16 essais contrôlés et randomisés, des chercheurs canadiens ont mis en évidence un effet modeste mais significatif du ginseng sur l’amélioration de la glycémie à jeun chez les personnes atteintes ou non de diabète. Ils recommandent la mise en place d’essais plus grands et plus longs, et surtout utilisant des formules standardisées.[22]

Les autorités américaines comme le NCCAM (National Center for Complementary and Alternative Medicine) financent actuellement des recherches sur le rôle potentiel du ginseng dans le traitement de l’insulino-résistance, mais recommandent également la plus grande prudence aux patients diabétiques lorsqu’ils consomment du ginseng asiatique, en particuliers s’ils sont déjà sous traitement médicamenteux ou toute autre supplémentation.[17]

Les vitamines B

La combinaison des formes actives des vitamines B9 (acide folique), B12 (cobalamine) et B6 (piridoxine) ou LMF-MC-PLP pour L-méthylfolate, méthylcobalamine, phosphate de pyridoxal [Metanx®]) est utilisée chez les patients diabétiques pour améliorer la neuropathie sensorielle.[23] Le LMF-MC-PLP pourrait contrecarrer le stress oxydatif dans l’endothélium vasculaire et le système nerveux périphérique.[24]

Récemment, dans un essai randomisé et contrôlé par placebo, la supplémentation en LMF-MC-PLP pendant 24 semaines avait amélioré les symptômes, la neuropathie sensorielle et la qualité de vie chez des patients DT2 souffrant de neuropathie.[25] Selon une étude pilote, le LMF-MC-PLP pourrait avoir des effets bénéfiques dans la réduction de l’œdème rétinien et l’augmentation de la sensibilité à la lumière chez les personnes avec une rétinopathie diabétique non proliférative.[26]

Cependant, chez les patients atteint de néphropathie diabétique, un traitement à base de vitamine B pourrait s’avérer plus délétère que bénéfique.[27] Un essai randomisé et contrôlé a montré que des doses orales élevées de vitamines B6-B9-B12 diminuaient le taux de filtration glomérulaire et augmentaient le risque d’évènements vasculaires et de mortalité de toute cause dans cette population.[28]

Chez le patient atteint de néphropathie diabétique et d’insuffisance rénale de stade 1-3, les vitamines B :• diminuent le taux de filtration glomérulaire

• augmentent le risque d’infarctus du myocarde et d’AVC

• ne montrent aucun bénéfice à hautes doses

Les doses utilisées dans l’essai étaient :• 2,5 mg/j d’acide folique

• 25 mg/j de vitamine B6

• 1 mg/j de vitamine B12

Source : House AA et al. [28]

Oméga-3 des huiles de poisson

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Les huiles de poisson – et plus spécifiquement les acides gras polyinsaturés oméga 3 – diminuent les taux de triglycérides et le risque d’arythmie, et pourraient donc être bénéfiques aux patients diabétiques.[29]

Mais peuvent-elles prévenir la survenue du diabète?

En 2008, une méta-analyse avait montré que la supplémentation en oméga 3 n’entraînait aucun changement significatif sur le contrôle glycémique ni sur l’insuline à jeun  chez les patients DT2.[30]

Mais en 2014, une étude épidémiologique publiée dans Diabetes Care a relancé l’idée d’un lien entre huiles de poisson et diabète : elle rapportait que des concentrations sériques élevées d’acides gras polyinsaturés étaient associées à un risque d’incidence du diabète plus faible chez des hommes finlandais.[31]

Toujours en 2014, une étude suédoise suggérait que la consommation de poisson gras pouvait réduire le risque de diabète latent auto-immun chez les adultes.[32]

Pourtant, une revue systématique, publiée en janvier 2015 dans leJournal of Clinical Medicine Research, montre que consommer des huiles de poisson ne semble pas affecter la sensibilité à l’insuline, la sécrétion d’insuline, la fonction des cellules béta ni la tolérance au glucose.

L’association entre huiles de poisson et développement du diabète pourrait en fait s’expliquer par des différences géographiques.[33]

Fenugrec, Aloe vera et plus

Les feuilles de goyave, l’ail, la margose, le gymnéma, le figuier de barbarie, le fenugrec, l’Aloe vera et bien d’autres plantes pourraient avoir des effets bénéfiques sur le diabète. Certaines sont utilisées à cette fin depuis longtemps dans de nombreux pays à travers le monde.[34-36]

Plusieurs auraient un effet hypoglycémiant, mais jusqu’à présent, la plupart des études manquent de puissance ou de qualité pour pouvoir conclure à des recommandations.[9, 37]

En 2014, une revue systématique d’essais cliniques concluait que les grains de fenugrec pouvaient avoir des effets bénéfiques sur le contrôle glycémique des diabétiques. Les auteurs en appelaient cependant à de nouvelles études de plus grande qualité méthodologique et qui utiliseraient des préparations de fenugrec standardisées et mieux dosées pour que les preuves soient concluantes.[38]

Quant à l’Aloe vera, il pourrait aider à réduire le poids, la masse grasse corporelle et la résistance à l’insuline chez les individus obèses avec un pré-diabète ou un début de diabète non traité, selon une essai récent.[39]

Interrogez vos patients sur leur consommation

Seulement un tiers des personnes consommant des produits naturels à base de plantes ou de compléments alimentaires en parlent à leur médecin, [40]  il est donc crucial d’aborder ce sujet en consultation. D’autant plus que ces produits sont vendus sans ordonnance et largement distribués non seulement dans les pharmacies, mais aussi les grandes surfaces, les magasins spécialisés ou sur Internet. Ce dernier mode d’achat est vivement déconseillé par l’ANSM, le circuit pharmaceutique étant le seul à offrir les garanties nécessaires de sécurité et de fiabilité.[3,41]

En 2013, une étude américaine montrait que 60% des sites Internet vendant des suppléments nutritionnels pour le diabète omettaient de mentionner que ces produits ne constituaient en aucun cas une alternative aux médicaments.[42] Ils ne contenaient généralement pas les informations médicales adéquates sur les effets indésirables et la posologie, ni de preuves scientifiques solides.

Et les grandes surfaces ne sont pas à l’abri de la contrefaçon : en février dernier, le New York Times rapportait que quatre produits sur cinq proposés dans les supermarchés Walmart, Target ou Walgreens ne contenaient pas les plantes indiquées sur leurs étiquettes. On trouvait notamment dans les capsules de ginseng du riz, de l’ail… mais pas de ginseng.[43]

En France, le Ministère de la santé rappelle que l’étiquetage des compléments alimentaires doit contenir les indications suivantes:[3]

• le nom des catégories de nutriments ou substances caractérisant le produit ou une indication relative à la nature de ces nutriments ou substances,

• la portion journalière de produit dont la consommation est recommandée,

• un avertissement contre le dépassement de la dose journalière indiquée,

• une déclaration visant à éviter que les compléments alimentaires ne soient utilisés comme substituts d’un régime alimentaire varié,

• un avertissement indiquant que les produits doivent être tenus hors de la portée des enfants.

La vente de médicaments sur Internet est encadrée par le décret du 1er janvier 2013.[44]  Il existe également depuis 2009, un dispositif « nutrivigilance » qui permet de déclarer les effets indésirables liés à l’utilisation de compléments alimentaires.

Références

  1. 1. Anses. Consommation de compléments alimentaires. 22 janvier 2014 https://www.anses.fr/fr/content/consommation-de-compl%C3%A9ments-alimentaires
  2. 2. Synadiet. Compléments alimentaires: un marché qui confirme son dynamisme en 2014. http://www.synadiet.org/espace-presse/complements-alimentaires-un-marche-qui-confirme-son-dynamisme-en-2014
  3. 3. Ministère de la santé. Questions-réponses sur les compléments alimentaires. 24 janvier 2013  http://www.sante.gouv.fr/questions-reponses-sur-les-complements-alimentaires.html
  4. McCall B. Chinese herbs reduce progression to diabetes by a third. Medscape Medical News. 17 janvier 2014. http://www.medscape.com/viewarticle/819366
  5. Lian F, Li G, Chen X, et al. Chinese herbal medicine tianqi reduces progression from impaired glucose tolerance to diabetes: a double-blind, randomized, placebo-controlled, multicenter trial. J Clin Endocrinol Metab. 2014;99:648-655. doi: 10.1210/jc.2013-3276. Epub 2014 Jan 16.
  6. Nichols GA. Promise and risks of natural products for hyperglycemia. Medscape Research Recap. 12 mars 2014. http://www.medscape.com/viewarticle/821281_3
  7. Jarvill-Taylor KJ, Anderson RA, Graves DJ. A hydroxychalcone derived from cinnamon functions as a mimetic for insulin in 3T3-L1 adipocytes. J Am Coll Nutr . 2001;20:327-336.
  8. Lee JS, Jeon SM, Park EM, et al. Cinnamate supplementation enhances hepatic lipid metabolism and antioxidant defense systems in high cholesterol fed rats. J Med Food . 2003;6:183-191.
  9. Medagama AB, Bandara R. The use of complementary and alternative medicines (CAMs) in the treatment of diabetes mellitus: is continued use safe and effective? Nutr J.2014;13:102. doi:10.1186/1475-2891-13-102.
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  11. Busko M. Will a spoonful of cinnamon help the diabetes meds go down? Medscape Medical News. 9 septembre 2013 http://www.medscape.com/viewarticle/810629
  12. Anton SD, Morrison CD, . 2008;10:405-412. doi: 10.1089/dia.2007.0292.
  13. Susman E. Chromium supplements appear to improve glucose sensitivity in diabetics. Medscape Medical News. 29 août 2003. http://www.medscape.com/viewarticle/460767
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  42. O’Connor A. New York Attorney General Targets Supplements at Major Retailers. New York Times. 4 février 2015
  43. Décret n° 2012-1562 du 31 décembre 2012 relatif au renforcement de la sécurité de la chaîne d’approvisionnement des médicaments et à l’encadrement de la vente de médicaments sur internet

Source : http://www.medscape.fr/voirarticle/3601393_10     Publié le 07/04/2015

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