Chrononutrition et diabète

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Equilibrer le régime alimentaire des patients souffrant de diabète est devenu un des enjeux majeurs de notre époque. Des chercheurs de l’Université de Tel Aviv ont montré qu’un petit déjeuner riche en énergie et qu’un dîner modeste peuvent aider à contrôler les pics quotidiens de glycémie pouvant être très dangereux chez les personnes souffrant de diabète.

A table !

Le diabète de type 2: le fléau des temps modernes

L’obésité, véritable épidémie moderne, a mené à une augmentation alarmante dans l’apparition de diabète. Plus de 347 millions de personnes sur la planète souffrent de diabètes, dont 90% en particulier de diabète de type 2, dit insulino-résistant.

L’insuline, hormone hypoglycémiante, permet de contrôler le taux de sucre dans le sang. Or, chez les personnes en surpoids, les muscles tendent à utiliser l’énergie produite par la consommation d’acides gras déjà présents et non celle du glucose. Les cellules des organes deviennent insensibles à l’action de l’insuline et ne prélèvent plus le glucose apporté par le sang. Les cellules du pancréas augmentent alors leur production d’insuline mais ne parviennent pas à enrayer l’hyperglycémie et s’épuisent à la tâche, jusqu’à devenir non-fonctionnelles.

Les patients se retrouvent dans un état d’hyperglycémie chronique, ce qui crée des lésions parfois irréversibles aux organes. Ainsi, chez les personnes atteintes de diabète, les pics d’hyperglycémie (surtout après un repas) peuvent être dangereux. Ils peuvent mener à des complications métaboliques ainsi qu’à graves problèmes cardiovasculaires.

Une nouvelle étude de l’Université de tel Aviv publiée dans le journal Diabetologia propose un moyen de supprimer ces pics d’hyperglycémie pouvant être dangereux. D’après le professeur Daniela Jakubowicz et le Dr. Julio Wainstein du Wolfson Medical Center’s Diabetes Unit, le Prof. Oren Froy de l’ Hebrew University de Jérusalem, et le Prof. Bo Ahrén de Lund University en Suède, une combinaison spécifique des repas peut faire diminuer l’hyperglycémie quotidienne des patients atteints de diabète de type 2.

Tout réside dans l’organisation

Cette nouvelle étude a été conduite sur 8 hommes et 10 femmes âgées de 30 à70 ans et atteints de diabète de type 2. Les patients ont été repartis aléatoirement dans des groupes et ont reçu pendant 1 semaine soit un régime B soit un régime D. Le régime B comprenait un petit déjeuner de 2946 kilojoule (kJ), un déjeuner de 2523 kJ et un dîner de 858 kJ. Le régime D comprenait un petit déjeuner de 858 kJ, un déjeuner de 2523 kJ et un dîner de 2946 kJ. Les deux régimes comprenaient donc la même quantité de calories mais étaient consommés à différents moments de la journée.

Les patients ont suivi ces régimes pendant 6 jours à domicile avant le jour du test. Le 7e jour, chaque groupe a consommé ses repas à la clinique et des échantillons de sang ont été collectés avant le petit déjeuner puis tout au long de la journée après les chaque repas. La glycémie post-repas a été mesurée ainsi que les niveaux d’insuline, de c-peptide (un composant de l’insuline) et glucagon-like hormone peptide1 (GLP-1, aussi connue comme incrétine, un indicateur du métabolisme du glucose qui stimule la libération d’insuline). Deux semaines plus tard, les patients ont adopté l’autre régime et les tests se sont répétés.

Les résultats de l’étude ont montré que les hausses de glycémie post-repas étaient 20% plus basses et les niveaux d’insuline, C-peptide et GLP-1 étaient 20% plus haut chez les participants du régime B (contenant le petit déjeuner riche en calories) comparés avec ceux suivant le régime D (avec le dîner riche en calories). « Nous avons trouvé qu’en mangeant plus de calories au petit déjeuner, lorsque la réponse glucidique envers la nourriture est la plus basse, et en consommant moins de calories au dîner, les pics et les niveaux de glucose au cours de la journée étaient réduits de façon significatives » explique professeur Jakubowicz.

Quand manger et en quelle quantité ?

Bien que les deux régimes contiennent la même quantité de calories, la glycémie a moins augmenté (diminution de 23%) après le déjeuner précède d’un gros petit déjeuner. « En démontrant qu’un régime avec un petit déjeuner hautement énergétique et un plus modeste dîner est plus efficace à diminuer les pics moyens de glycémie sur la journée, nous suggérons qu’un régime ainsi mené est une approche thérapeutique puissante pour augmenter le contrôle de la glycémie et peut potentiellement diminuer les complications chez les patients souffrant de diabète de type 2 » explique Prof. Jakubowicz. « Il n’est pas suffisant de dire à la personne diabétique ce qu’elle peut ou ne peut pas manger. Il est plus important d’insister sur une chronologie des repas correcte. ».

Les chercheurs travaillent actuellement sur une étude plus étendue sur les bénéfices des petits déjeuners hautement énergétiques et de dîners basses calories en prenant une échelle de temps plus longue.

Pour en savoir plus, contacts :
– http://fr.wikipedia.org/wiki/Diab%C3%A8te_de_type_2
– http://www.who.int/features/factfiles/diabetes/facts/fr/
– https://english.tau.ac.il/news/timing_of_meals
– http://redirectix.bulletins-electroniques.com/OJwDO

Source : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/78663.htm  Publié le 12/06/2015

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